Oh, déjà le 15, c'est le jour de parution de la Farandole Sans Ecole ! Avec un peu de retard à cause de soucis de connexion...
La prochaine farandole paraîtra le 15 avril et, inspirée par Bénédicte je vous propose le thème suivant : "Sans école, les "pour" et les "contre"...."
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci : toutes les contributions
sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout
n'hésitez pas à les suggérer.
Pour ce troisième volet, riche de 22 entrées de blog et de trois participations reçues par
mail (17 participants en tout, dont, je tiens à le souligner et j'espère que d'autres se lanceront aussi pour la prochaine
FSE, deux "principaux intéressés"), le thème proposé était le suivant :
~*~ Mais euh, et la socialisation, alors
? ~*~
Sissi trouve ce sujet peut évident et pense que seuls les sociologues peuvent vraiment définir la
socialisation.
Comme un petit exemple vaut parfois
mieux qu'un long discours théorique :), Shruikraan a souhaité soumettre deux posts pour cette farandole : Magnifique journée et Fabuleuse
semaine de vacances.
Brewenn quant à lui nous parle de son Projet avec (s)es frères et (s)on copain.
Pepite de chocolat part à la recherche
de ce qu'on veut dire (ou entend) par socialisation, de ce que c'est.
Sandrine a elle aussi fait des recherches et partage ses remarques suite à la lecture d'un article écrit par un psy
et traitant de la socialisation de l'enfant.
Au vu de sa petite liste, je crois qu'on peut dire que les Bugales de la Fée Viviane sont sociables, merci pour eux :) !
Véronique a plongé à son tour dans le dictionnaire et met en regard ce qu'elle y a lu et ce que vivent ses enfants.
Chez Guillemette, bien au milieu de la société :), c'est chacun son rythme au risque de passer pour des sauvages.
Mémère aborde le thème du mois sous l'angle socialisation naturelle vs socialisation artificielle.
Bénédicte traite en un très long, très riche
post des trois aspects qu'elle voit à la socialisation.
Gaëlle parle de sociabilisation et détaille sur la semaine ce que vit son fils.
Stéphanie propose deux posts, un plus ancien et "théorique" et un plus "pratique".
Quant à moi, je reprends mon post de septembre 2006 et j'y ajoute quelques réflexions/observations (très) en
vrac.
Hors thème, Catherine nous explique en 6 parties pourquoi ses filles ne vont pas à l'école : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5, partie 6.
Enfin, trois participations ont été envoyées par mail.
Et la socialisation?
C'est étonnant à quel point c'est l'une des premières réactions de tout le monde. Cela peut signifier que
c'est une réponse plutôt récitée que réfléchie.
A mon sens, l'école est inutile concernant la transmission des savoirs car les enfants les acquièrent spontanément. L'école ne fait que confirmer ce qu'ils
ont appris grâce à leur culture familiale (Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron l'ont écrit bien mieux que moi en 1964 dans "Les héritiers" et en 1970 dans "La reproduction").
L'école réussit très bien en revanche concernant la transmission des valeurs implicites de la société comme la nécessaire hiérarchie, les jugements du
chef, le fait de devoir supporter une situation désagréable qu'on n'a pas choisie, les phénomènes de groupe (moquerie, rejet), le recours à un spécialiste plutôt que la confiance faite à
soi-même. Voilà ce que je nomme socialisation.
Ces valeurs-là existant dans la société, nos filles vont les découvrir aussi, mais avec un dosage qui sera fonction de leur perception du monde. Cela
m'attriste néanmoins que la grande majorité des personnes qu'elles côtoieront auront eu à absorber cette socialisation qui semble aller de soi dans la vision du monde de beaucoup d'adultes : "on
ne fait pas toujours ce qu'on veut", "il faut s'habituer tôt aux contraintes".
La sociabilité s'acquiert par la vie avec les autres où l'on
attend son tour, on fait attention aux autres, on imite la gentillesse et la courtoisie de son entourage.
Claudia
Et la socialisation ?
Après avoir tenté en vain d'expliquer que je ne retrouve pas le système scolaire (hormis à l'armée et même pas tout à fait, en fait) dans notre société, que
je ne trouve pas forcément très sain de se retrouver tous du même âge avec un adulte qui ne sait même pas que l'on ne sait jamais (merci J. Gabin) et que quand on côtoie d'autres enfants un peu
plus grand ou un peu plus petit, c'est même pas pour échanger... J'ai élaboré une réponse à cette question : je déclare que j'ai tiré le thème astral de mes enfants et qu'il s'avère que ceux-ci
sont destinés à devenir ermite et qu'en conséquence il n'est pas nécessaire de les socialiser.
Et d'ailleurs, pourquoi ce serait à moi de faire ça ? J'ai confiance en mes enfants, ils se socialisent comme ils ont appris à marcher ?
Mais bon dans mon quotidien : faillait bien que je le socialise, que je lui trouve plein de copain de son âge, des activités, que je..., que je ... et quand j'ai cessé de que je ... et ben il
s'est ... présenté beaucoup d'opportunités, nous avons découvert un jardin robinson, il demande à y aller le mercredi : j'aime bien ce lieu d'accueil, d'abord il y a ma copine qui parle girafe
et il y a plein d'enfants de 5 à 12 ans, de plein de nationalités différentes, de milieux différents, etc. : je trouve que cet endroit reflète un peu notre société... enfin, comme je la
perçois.
Et puis il y a notre routine :
Lu - courses, biblio ou ludo - ma : cool on verra - me : jardin robinson - je : piscine - ve : marché à la ferme d'Aigues Vertes (village conçu selon R. Steiner pour s'occuper de personnes
handicapées) + copain du quartier - sa : cool, on verra - di : cool, on verra
Et puis il y a nos sorties... Et puis il y a la VIE.
Pas très anti-social tout ça - et je ne perd pas mon sang-froid (enfin de moins en moins souvent)
J.
La socialisation
Avant l'âge de 3 ans, ça a été étudié quelque part, (ah oui, c'était dans ce livre : "Smart Love: The Compassionate Alternative to
Discipline That Will Make You a Better Parent and Your Child a Better Person", de Pieper et Pieper.), les copains du même âge ne sont absolument pas nécessaires . Mon expérience avec mes
propres enfants le confirme : ici, il n'y a pas encore eu de vrai copain ni même d'intérêt pour un vrai copain avant les 3 ans. De l'observation, oui, mais de l'observation pour tout et tous,
pas que pour les petits du même âge.
Pour les enfants de 3 à 7 ans, je ne peux que me baser sur ma propre famille, et nous sommes, on peut le dire, une famille
d'introvertis. Les copains prennent de l'importance avec le temps, mais n'ont pas encore une importance fondamentale. Evidemment, il y a toujours les frères et soeurs avec qui jouer, ce qui
réduit certainement le besoin de fréquenter d'autres enfants.
J'ai envie de dire que c'est probablement la socialisation des parents qui est plus difficile pour les familles non-sco : c'est à nous
de constamment défendre nos choix, c'est nous qui sentons que nous sommes mis à part, par le reste de la famille ou par les voisins.
La socialisation définie par le papa, c'est aussi savoir défendre ses idées devant un groupe, s'exprimer en public avec aisance, et
pouvoir gérer des personnes. Je ne sais pas comment on acquière ces capacités-là : à l'école en faisant de la rhétorique ? En observant ses parents au jour-le-jour ? Je n'ai pas la
réponse...
A.
Z'avez dit...