Dimanche 26 mars 2006
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J'en avais déjà parlé en juin (un des articles de ce blog mystérieusement disparus semble-t-il), quand j'avais découvert qu'une de mes copines américaines avait vécu à plusieurs façon "flower-power-hippie-des-70s" et envisageait une autre forme de vie en communauté et qu'elle me conseillait de lire The cohousing handbook (Chris & Kelly Scotthanson).
Ca continue à me turlupiner parce que plus j'avance (ou plutôt plus je sur-place), plus je me rends compte qu'il y a une certaine forme de sagesse dans cette phrase : il faut tout un village pour accompagner un enfant... ça doit a fortiori être encore plus vrai quand il y en a trois (des enfants :)).
Je crois que notre mode de vie (comprendre cellule familiale limitée à papa-maman, quand les parents sont ensemble, et les enfants) nous rend les choses difficiles. Nous ? Nous, les parents qui avons fait le choix de ne pas avoir d'activité rémunérée à l'extérieur pour vivre avec nos enfants. C'est un choix, ça ne veut pas dire qu'il soit toujours facile à vivre.
De plus en plus je me surprends à rêver d'un mode de vie qui soit plus communautaire tout en préservant mon, notre besoin d'indépendance et d'intimité.
On en discutait sur une liste américaine, bien crunchy-granola-unschooling, et c'est ainsi que j'ai découvert le cohousing.
Cette forme d'habitat communautaire qui ménage cependant des espaces privés, chacun sa maison / son appartement, me paraît être un intéressant compromis permettant de concilier des besoins parfois contraires : ne pas être seule avec mes enfants 10 heures par jour, leur besoin à eux d'avoir d'autres adultes référents, d'autres copains pour jouer mais aussi celui de pouvoir nous retrouver "en famille" et de conserver un espace où nous puissions jouer les "ours pas sociables" quand nous ne sommes pas d'humeur à voir du monde.
Je reporte depuis longtemps le post sur les inconvénients qu'il y a à ne pas scolariser mes enfants. Peut-être parce que je n'ai pas très envie de les regarder plus près. Pourtant, nous les touchons fortement du doigt ces derniers temps (et c'est pour ça que je me décide à explorer plus avant la question cohabitat): seule pour trois, trois de moins de 7 ans.
Je les aime (vous voyez, comme je me sens déjà obligée de contrebalancer ce que je vais dire, presque pour m'en excuser), mais let's face it : c'est dur.
C'est d'autant plus dur que parce que j'ai choisi (même si on pourrait s'interroger sur le choix en question : trois enfants, s'il fallait payer une ass' mat', si je devais avoir une voiture pour travailler etc. pas dit que nous serions fiancièrement gagnants à l'échange, sans même parler du confort de vie), j'ai pas le droit de le dire, juste pour le dire, pour pfff, vider la pression : c'est dur. Ca veut pas dire que je ne veux plus le faire (encore que, en ce moment, hein, je doute plus que sérieusement pas tellement de mon envie, quoique, mais surtout de mes capacités à assumer ce choix), juste que j'ai besoin d'exprimer une difficulté, qu'on la reconnaisse au lieu de me renvoyer le message que "t'as choisi, t'assumes et tu te tais" (non Jack B., je ne parle pas pour toi, je sais bien que...).
Pourquoi on compatit aux difficultés au travail des uns et des autres et pas à celles des parents qui restent à la maison ? Je ne veux pas rentrer dans le débat "c'est un choix / pas un choix de bosser à l'extérieur".... je veux juste pouvoir dire que c'est dur.
Parce que les copines avec lesquelles je pourrais me retrouver et papoter pendant que les enfants jouent ne sont pas à côté : qu'il faut prévoir de se déplacer, qu'il faut avoir l'énergie d'habiller tout le monde, de prendre le bus, la voiture ou autre... j'ai besoin de voir des adultes, et les zèbres ont eux aussi besoin d'en voir d'autres, ailleurs qu'une heure par semaine au judo ou au cirque. Que je crois que ça serait bénéfique à PZ2 qui ne sait plus où caser son petit nombril :(.
Et que si cet élargissement n'est pas faisable, pas forcément *immédiatement* et/ou *sous la forme co-housing*, je ne vois pas d'autre alternative que l'école pour lui.
Sentiment d'avoir à choisir entre "tout" ou "rien" : 10 heures par jour avec eux ou plus rien, happés par l'école. Et si l'école constituerait peut-être une réponse à certains aspects du problème, rien ne dit qu'elle n'en soulèverait pas d'autres.
Me reste à rêver et à lire (ok à faire aussi....), quelques titres piochés sur amazon.com, et à surfer, au hasard, quelques liens qui semblent prometteurs...
Le cohousing est à nos portes
Cohabitat - Ekopedia
Cohousing, bofaellskaber, kollektivhus, habitation communautaire
Welcome to The Cohousing Association of the United States
Canadian Cohousing Network
Cohousing Resources, LLC
Cohousing - Wikipedia, the free encyclopedia
Cohousing and ecovillages
Par Phoebe @ 14h15
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Publié dans : BaZar
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Oui c'est dur, bien sur que c'est dur !!! Et pourquoi tu le dis pas ? C'est beau, c'est riche, c'est important, c'est tout ce qu'on veut, mais c'est dur aussi.... C'est super important de le reconnaitre a mon avis. Deja pour amenager des modifications de rythme le cas echeant, ce a quoi tu es en train de reflechir.
C'est drole, j'avais deja pense a ca depuis longtemps, cette idee de semi communaute, c'est vrai que juste les parents c'est trop dur, qu'on a besoin de discuter, de pouvoir confier un peu ses enfants aussi, etc... Et je me rends compte en te lisant que le cohousing, en quelque sorte, c'est ce qu'on vit cet hiver a la marina. Il y a toujours eu plusieurs familles presentes, plus plein d'adultes autour. Les enfants de plus de 6 ans circulent librement dans l'enceinte de la marina. Quand des plus petits s'eloignent trop de leur bateau, si un adulte les rencontre il les ramene a leurs parents ou verifie aupres d'eux que c'est OK. On peut laisser seul son bb qui dort le temps d'aller faire une course ou emmener l'aine chez des copains, en prevenant les voisins (s'il pleure, tu vas lui dire que j'arrive ). On peut confier ses enfants a une autre maman le temps d'un dvd ou autre chose, et garder les siens une autre fois, sans que ce soit toute une galere a organiser pour cause de transport, etc, comme tu decris bien: on est tous juste a cote. On peut se rendre visite a l'improviste pour un the ou se preter un bouquin ou autre. Si y a personne ou si c'est pas le moment c'est pas grave, on a pas traverse la ville pour ca. Y a aussi un local commun (la bibliotheque) ou on peut se retrouver a plusieurs et ou les enfants peuvent jouer. Et en meme temps on est chacun chez nous, on ne partage nos repas que si on decide de s'inviter ou de les prendre ensemble a l'exterieur, on ne se sent pas envahis. Y a pas de promiscuite.
Oui, c'est plus facile, c'est vrai. Interessant a creuser. Nous on vit cette situation pour d'autres raisons, sans que ce soit un choix a long terme. Mais c'est vrai que ca merite reflexion. Tiens nous au courant. Et bon cheminement.
Quand je dis que c'est dur, je veux juste qu'on m'écoute, pas qu'on me propose des solutions que je ne demande pas (enfin ça dépend, des fois y'a des copines, des vraies qui ont des trucs à partager là-dessus, qui ressemblent à des solutions, sauf que c'est pas proposé comme des solutions) ou pire des solutions qui me font beurk dedans.
Je trouve chouette ce que tu racontes de la marina, oui, ça me fait envie vraiment cette proximité tout en ayant son espace propre.... une autre chose à réfléchir, c'est la possibilité de ne plsu être seule en journée avec les enfants, si leur Papa pouvait télétravailler ça serait chouette aussi : juste le fait de savoir que je ne suis pas seule ça m'aide drôlement à rester zen. Bref, à cruser, à explorer, à réfléchir... et puis là il fait beau, ça aide drôlement de pouvoir être dehors sans 20000 couches de vêtements à mettre !
Ah la la, ça me parle beaucoup ce que tu écris là... Moi aussi je rêve de cohousing...
C'est vrai que c'est dur .... Et si ça peut te rassurer, même avec un seul bébé c'est dur et même quand le papa travaille à la maison :)
Bon je sais que je ne t'aide pas, en tout cas juste ici merci de faire partager ton expérience :)
C'est un groupe d'amis et "d'amis d'amis" qui a acheté un terrain en commun puis qu'il l'a partagé en parcelles en conservant des espaces collectifs (une grande salle pour des fêtes/réunions etc) au début des années 80 (à la base ils avaient été un peu baba dans les 70's et arrivaient à la trentaine avec des enfants en bas âge).
Bon en fait le reportage montrait que malheureusement avec le départ des enfants qui étaient maintenant adultes, ça ne fonctionnait plus aussi bien et que ce n'était pas évident de "recruter" de nouveaux habitants (pas question pour eux de voir arriver des inconnus...), bref ça devenait un lotissement de vieux.
Ca tendrait à montrer que le mélange des générations pourrait être "revu" aussi ...
pour un projet de co-habitat : www.co-habitat.info
(90 km autour de Paris)
Bon, région parisienne, ça ne me dit pas trop... mais c'est inspirant quand même...
J'ai créé un blog au sujet du cohousing en france, si ça t'interesse:
http://covoisinage.canalblog.com
Catherine m'en a parlé il y a quelques jours en me disant qu'elle me donnerait l'adresse mais j'ai oublié de la relancer, mais maintenant plus besoin :)
J'y vais dès que j'ai un peu plus de temps....
Je suis passée voir la mairie ce matin et l'adjoint au maire responsable de l'urbanisme est très intéressé par le concept de co-voisinage.
Le centre ville doit être totalement réhabilité et Monsieur me donne carte blanche pour la réalisation d'un projet de co-voisinage.
Carpentras est une charmante petite ville du Vaucluse. des rue entières ont été rachetées par la Mairie en attente de projets! Le co-voisinage s'inscrirait dans un ensemble de batiment très méditérranéens (imbriqués les uns dans les autres).
Il me faut travailler une équipe de personne interessée par la création d'une SCI. Si vous êtes tentés n'hésitez pas à me contacter mais soyez sympa; c'est un projet serieux alors soyez le aussi!
Bisouuuuu
Tostaky