Jeudi 15 mars 2007
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10:37
J'ai déjà évoqué en septembre dernier ce qu'on pouvait entendre par socia(bi)lisation et quelles définitions pouvaient être
trouvées à ces termes.
Je voudrais être moins "théorique" pour cette FSE et compléter ce premier post plus ancien par quelques réflexions en vrac.
Nous avons eu à coeur de proposer des "activités extra-scolaires" à PZ1 (et PZ2) avec certes avant tout l'idée qu'il se fasse plaisir mais aussi, en arrière pensée, le fait de disposer ainsi
d'arguments au moment du contrôle : non mon fils n'est pas cloîtré à la maison, oui il voit d'autres enfants et a d'autres adultes référents que ses parents. Ce qui revient à dire en résumé que
si PZ1 n'avait pas été intéressé par le cirque ou le judo ou le patinage ou le kung-fu ça ne M'aurait pas posé de problème particulier (mais j'aurais eu moins de "munitions" pour le
contrôle).
Je remarque que PZ1 est plus ou moins à l'aise selon le type de situation et je m'en inquiétais un peu jusqu'à ce que je me souvienne que c'était pareil pour moi... dans la cour de l'école :).
Autant dire donc, que j'ai vite balayé ce que le "problème" (si problème il y a !) vienne de l'absence d'école.
Je reporte depuis plusieurs semaine un post dans lequel je voulais justement mentionner mes interrogations suite à l'invitation de PZ1 chez un copain pour une fête d'anniversaire. Tout comme l'an
dernier chez une KraPule :), PZ1 s'est retrouvé au milieu d'une bande de copains/copines, qui se connaissent bien et depuis longtemps : beaucoup sont dans la même classe depuis la maternelle (et
en CE2 actuellement). Dans ce contexte là, il lui a été difficile de se sentir à l'aise, intégré et s'il s'entend visiblement très bien avec ces deux copains-là en "petit comité", dans ce
contexte particulier (anniversaire, plus grand nombre) les rencontres n'ont pas forcément été des expériences aussi positives.
Je lis entre les lignes d'après ce que PZ1 me raconte, je l'observe au parc et parfois il me semble qu'il n'a pas encore certains codes, certaines clés pour que ça se passe au mieux dans des
situations de groupe; d'un autre côté, bien que scolarisée dès l'âge de deux ans et demi, je n'ai commencé à avoir une idée de la façon dont il me fallait aborder les situations de groupe que
vers 15-16 ans et plus tard....
Je regarde PZ1 et je ne suis pas persuadée que l'école tous les jours lui apporterait vraiment les éléments qui lui manquent peut-être maintenant. A côté
de ça, il discute depuis longtemps avec des adultes croisés au gré de nos "vadrouilles" (le chauffeur de bus/tram, la bibliothécaire, le monsieur qui nourrit les écureuils au parc, le conducteur
de loco....), il trouve des copains au parc ou ailleurs, pas toujours facilement pour des raisons différentes mais qui ne tiennent pas à son envie à lui d'entrer
en interaction avec ses "semblables" : refus des groupes d'intégrer un "nouveau", les plus âgés vers lesquels il a spontanément tendance à aller le jugent "trop petit" dès qu'il répond au
"t'as quel âge ?"... PZ1 finalement ne vit avec ses pairs pas des choses tellement éloignées de ce que j'ai connu à l'école, avec cet "avantage" qu'il n'est pas confronté en permanence à des
situation négatives ou difficiles pour lui : le fait de n'être pas à l'école lui permet de vivre aussi autre chose que ces effets de bande, d'expérimenter
davantage d'interactions positives et des interactions plus variées aussi que s'il ne faisait qu'aller à l'école.
Je crois qu'il a aussi eu l'occasion d'expérimenter que certaines "règles" permettent de mieux vivre ensemble - courtoisie, politesse, respect des biens (publics, d'autrui)... - et qu'il n'est
pas un sauvageon incapable d'être "avec" les autres :) !
Pour ce qui est de savoir vivre "sans nous" (ses parents), pas de souci là aussi, je reconnais aussi des envies d'indépendance et d'émancipation familières : PZ1 aime bien s'asseoir "à part",
sans nous dans le bus ou le train, il part chez ses grands-parents régulièrement (oui, c'est en famille mais ça prouve aussi qu'il n'est pas "perdu" sans nous... il y allait déjà au même âge que
son frère, qui s'il ne se sent pas encore prêt pour ce genre d'expérience est par contre plus à l'aise que son aîné pour s'intégrer à un groupe au parc), il commence à parler de "colo" ou
envisage de partir ici ou là tout seul et il attend avec impatience de pouvoir "sortir seul en ville" :).
Bref, ces questions de socilisation, d'apprentissage des interactions avec les pairs et la société de façon plus générale me semblent devoir être là encore considérées pour chaque individu en
particulier : pour certains tel lieu, telle situation sont des terrains d'apprentissages propices (= épanouissants, allant dans le sens du "vivre avec" et pas du "faut que je rentre dans ma
coquille pour me protéger"), pas pour d'autres.
Par Phoebe @ 10h37
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Publié dans : FSE
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