Dimanche 4 février 2007
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17:48
Il y a peu, lors d'une discussion sur ICQ, JD m'a posé ce qu'il pensait être la "question qui fâche" :) à savoir :
Et après ? Vous y pensez, vous vous y préparez ?
J'ai commencé par répondre quelque chose du genre de ce qui suit....
Premier point, non, bien sûr que ce n'est pas "une question qui fâche" :)
Ensuite, je pense que pour la plupart on se pose ou s'est posé la question : "Non-sco un jour ? Non-sco toujours ?"
Si pour certains il est inconcevable que leurs enfants aillent un jour à l'école, "non-sco toujours", pour nous c'est plutôt "non-sco aujourd'hui et qui sait ce qu'on décidera demain". Pour moi l'idée n'est pas d'handicaper mes enfants par ce choix un peu (lol) marginal mais au contraire de leur donner un maximum de moyens pour explorer qui ils sont, où ils veulent aller.... et comme nous ne sommes pas dans une quelconque secte (re-lol, un peu jaune quand même...), je me prépare à ce qu'à un moment où à un autre vienne peut-être cette demande de scolarisation.
J'aurais tendance à penser qu'à partir du moment où l'enfant est demandeur, où c'est lui qui est moteur de cette décision d'entrer ou de retourner dans le système, il n'y a pas de raison pour que, passé une période d'adaptation (rythmes etc.) plus ou moins longue selon les individus et peut-être aussi selon les choix pédagogiques faits pour la période "non-sco", ça se passe mal.
Il est vrai qu'en France, nous n'avons pas énormément de recul et d'expérience sur ce sujet du passage de la non-scolarisation au système scolaire à cause du petit nombre de personnes ayant fait ce choix. Mais parmi les copines ou connaissances que je peux avoir et dont les enfants sont allés soit au collège soit au lycée, ça s'est plutôt bien passé et je n'ai pas connaissance de retours franchement "négatifs" où la scolarisation a finalement posé un problème insurmontable.
Aux US (désolée :(...), il y a de bien plus nombreux témoignages qui vont dans ce sens d'une scolarisation bien vécue... Attention, ceci ne veut pas dire qu'il n'y a pas de variations individuelles et que pour certains ça puisse "mal" se passer, juste que dans l'ensemble cette question du retour / de l'entrée dans le système me semble être un faux problème ou plutôt quelque chose qui ne pose pas de problème majeur.
Et puis... j'ai réalisé que non, sa question ne portait pas sur un choc éventuel pour les enfants mais de celui qu'il imagine que des parents très présents et impliqués pourraient ressentir face au vide laissé par des enfants désormais scolarisés.
Et j'ai éclaté de rire.
Parce que franchement, mon problème actuel étant plutôt de ne pas avoir assez de temps pour moi pour suivre toutes mes envies je n'ai aucun doute sur le fait que je saurais comment occuper mes journées si mes enfants n'étaient pas là.
Oui, il me faudrait aussi m'habituer à cette nouvelle situation, à un nouveau rythme moins familial, mais mon ambition n'étant pas d'avoir mes enfants avec moi à vie, dépendants, ce changement se fera de toutes façons à un moment où à un autre... et j'ai plein de projets en stock !
Et vous, les toikimelisekifonsanzécole vous lui auriez répondu quoi ?
Par Phoebe @ 17h48
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Publié dans : Sans Zécole
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Z'avez dit...