Dimanche 18 novembre 2007
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C
e matin, tête chiffonnée, encouragée par Jack B., j'ai tenu ma promesse d'accompagner les zèbres à la patinoire en espérant ne pas m'étaler comme l'autre fois, avec
toute la grâce du cheval du fleuve (hippopotamus amphibius) ce qui, compte tenu de mon état n'était pas évident du
tout.
Finalement, je ne suis pas rentrée couverte d'un énorme hématome à la cuisse et au genou... non, cette fois, le bleu se portait sur la tête des zèbres, sur les casques qu'ils avaient choisis.
Etant donné la densité de population à la patinoire en ce dimanche matin, je suis encore surprise qu'ils aient pu trouver chacun un casque à leur taille de la couleur voulue.
Nous avons patiné une heure, au milieu d'une foule qui rendait l'exercice assez peu agréable, voire franchement pénible. Bref, Pôle Sud le dimanche matin, plus jamais ça, la prochaine fois nous y
retournerons le samedi matin, comme d'habitude, c'est nettement plus vivable.
En fin d'après-midi, j'avais rendez-vous avec M. (entre autres) à la Nef pour aller (enfin !) voir Le premier cri. PZ1 avait
manifesté son envie de voir ce film en visionnant la bande annonce juste avant la projection d'Un jour sur Terre, il m'a
donc accompagnée.
A la caisse, je demande deux billets, en vérifiant qu'il a bien droit au tarif réduit et après m'avoir confirmé que oui, voilà que la dame en charge de la caisse me demande si je sais de quoi
parle le film. "Oui", réponds-je ce qui provoque un échange de regards entre la dame en question et sa collègue et leur presque parfait duo "Mais, ce n'est pas un film pour les enfants !!". Je
n'ai rien dit, j'ai même fait celle qui n'avait pas entendu, parce que je crois que j'aurais bien été incapable de rester zen et de répondre autre chose que "occupez-vous de vos affaires" mais en
moins poli. A la rigueur, qu'elle s'assure que je sache ce que nous allons voir, ok, mais ceci fait, j'estime qu'en dehors des éventuelles interdictions aux mineurs, elle n'a pas à donner son
avis, surtout non sollicité.
Nous sommes donc rentrés, dans une toute petite salle déjà presque pleine... je n'aime pas tellement être collée à l'écran mais nous n'avions plus le choix, le plus loin
possible c'était au second rang. Nous nous sommes installés, PZ1 a changé de place avec moi pour être "bien au milieu" du rang et juste avant le film, je lui ai rappelé que s'il se sentait mal à
l'aise devant les images ou quoi que ce soit, il pouvait tout à fait sortir de la salle (et il m'a répondu que ça l'étonnerait qu'il sorte). Bah oui, figurez-vous que quand même nous avions parlé
du film avant, de ce qu'il risquait de voir, des émotions fortes... l'idée n'était pas de le dissuader d'aller voir le film, mais de le préparer, de l'accompagner et de lui laisser la possibilité
de décider peut-être que "finalement non, c'est trop pour moi" et de sortir de la salle au besoin.
Il avait raison en "le sentant bien", parce qu'au final PZ1 a beaucoup apprécié le film. Il a été
sujet à de nombreux échanges ce soir, tant sur la naissance elle-même que sur les différentes pratiques, coutumes, croyances... et je parie qu'il nous inspirera encore pendant la semaine à venir
(en utilisant au besoin les documents du CRDP disponibles en ligne). J'ai bien aimé la façon dont il a conclu ses
réflexions, questions et reformulations de ce qu'il avait compris (les différences de discours entre Vanessa et le docteur Vietnamien lui ont posé problème : "pourquoi l'un dit que c'est mieux à
l'hôpital alors que l'autre dit que c'est mieux à la maison") : "moi plus tard, quand je serais grand, si j'ai une femme et qu'on a des enfants, ce serait bien que je sois médecin, comme ça je
pourrais intervenir s'il y a un problème, mais seulement s'il y a un problème".
PZ2 avait du coup des questions à poser lui aussi parmi lesquelles une assez proche des angoisses des primipares : "mais un bébé c'est gros et un zizi tout petit, comment le bébé peut passer
?????".
Et nous avons reparlé de leurs naissances respectives, de césarienne, de péridurale, de sans rien, de si ça fait mal, de si ça saigne beaucoup... (ce qui me fait penser que PZ1 a remarqué que les
aînés n'étaient souvent pas très loin lors des naissances montrées dans le film).
Quant à moi, plusieurs choses se sont bousculées pendant le film... j'ai été particulièrement touchée par l'accouchement tellement froid (dans tous les sens) d'Elizabeth, la dolgan de Sibérie :
crucifiée sur la table, césarisée, son bébé emballé emmené au loin... mais finalement, ce que j'ai envie de retenir c'est la petite phrase du médecin de Yukiko la Japonaise : "un accouchement,
c'est comme un lever de soleil, on ne peut ni le ralentir, ni l'accélérer".
Edit du 22/11/07 16h27 signalé en couleur... (bah oui, réécrire après coup augmente les risques d'oublis...)
Par Maman Zèbre @ 23h11
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Publié dans : KidZ
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Z'avez dit...