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FSE

Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 13:37
Et hop, un petit rappel concernant la prochaine édition de la Farandole Sans Ecole... vous avez jusqu'au 13 août (pourquoi le 13 ? parce que :) !) pour me faire parvenir vos contributions.

Bon, vous commencez à savoir de quoi il s'agit, mais au besoin... l'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il retourne est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première, la seconde, la troisième, la quatrième, la cinquième ou encore la sixième édition de la Farandole Sans Ecole.

La septième édition de la Farandole Sans Ecole paraitra le 15 août et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette septième farandole le thème proposé par Pépites de chocolats  est le suivant :

*~* Non sco et regard des autres *~*

Si le thème ne vous plait pas, comme toujours : pas de souci, puisque toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !

Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 13 août 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- éventuellement une petite phrase de présentation de votre témoignage (oui, je sais, je ne les utilise pas toujours...)

Comme d'habitude, je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.

Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 13h37 - Publié dans : FSE
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 17:37
La prochaine farandole paraîtra... hmmm j'hésite, qu'en pensez-vous : le 15 juillet ou le 15 août pour laisser à tout le monde plus de marge ???
Suite à une sugestion reçue par mail (merci Pépites de chocolat !), je vous propose le thème suivant : "Non sco et regard des autres"...
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci : toutes les contributions sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait encore et toujours notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.

Encore désolée du retard avec lequel cette sixième Farandole paraît.
Huit Neuf participations cette fois, sur le thème proposé suivant :

*~* Non-sco et responsabilité des parents *~*

La p'tite Nénette ouvre la ronde avec sa toute première (et pas dernière, j'espère) contribution à la FSE, Marion lui emboîte le pas (encore une première - et pas dernière, j'espère ! - contribution) et donne la main à Mémère, qui donne la main à Pépites de Chocolat. Guillemette entre dans la ronde, suivie de Bénédicte, de Lysalys et de Véronik à qui je donne la main pour refermer la ronde.
(J'espère n'avoir oublié personne, je suis un peu décalée là... si c'est le cas, merci de me le signaler par mail - Edit du 03/09/07 : J'avais bien oublié quelqu'un, en l'occurence Véronik... toutes mes excuses !!)

Bonne lecture !
Par Phoebe @ 17h37 - Publié dans : FSE
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 17:20

Hmm, voyons voir... "non-sco et responsabilité des parents".

En ces temps de contrôle, ce qui me vient d'emblée c'est : responsable et pas coupable.

Parce que voyez-vous, tous les ans l'IA me renvoit un courrier contenant un rappel des textes de loi relatifs à l'instruction en famille. Mais ces rappels ne concernent que ce que je risque en cas de manquement (et les manquements, eux par contre, ils peuvent en faire impunément ou presque...)...

Alors reponsable, oui : j'ai choisi, (nous avons choisi mais bon, hein, c'est moi qui parle là...) et j'assume. J'ai choisi de ne pas déléguer certaines choses, certaines "responsabilités" justement, mais je pourrais aussi choisir de le faire et je me sentirais tout autant responsable : responsable de choisir ce qui convient le mieux et de savoir opter pour autre chose si cela ne devait pas convenir, responsable de veiller au bien-être de mes enfants (directement ou en délégant à qui me semble compétent), à leur épanouissement... 

Je ne pense pas que je me sentirais moins responsable si mes enfants allaient à l'école.  Sans doute parce que je ne me vois pas comme leur "maîtresse" chargée de leur faire la classe, avec donc la reponsabilité de remplir leurs petites têtes des contenus des programmes, mais plus comme une accompagnatrice qui est là pour leur faciliter les choses... je jardine, je m'occupe du sol, de l'eau, de la lumière, et eux poussent, sont qui ils doivent être, je ne fais pas dans la poterie alors je ne me sens aucune reponsabilité quant au "produit fini" qui serait conforme (ou pas) à des normes.

Mémère parlait aussi d'échec. D'échec par rapport à quoi ?

Aux objectifs fixés par le décret ? Je fais confiance à mes enfants : Les compétences visées par le décret n°99-224 du 23 mars 1999 n’étant à notre sens pas autre chose que celles requises d’acteurs libres, autonomes, et responsables de la société dans laquelle ils vivent, nous avons confiance que notre enfant les acquerra naturellement en étant confronté à des situations de la vie quotidienne au sein de la société dans laquelle il évolue. Ces compétences ne seront peut-être pas acquises au même rythme qu'en milieu scolaire, c'est sûr. Mais je leur fais confiance, parce que je les vois vivre et que je ne conçois pas comment il pourrait en être autrement.

A un mode de vie, d'instruction qui finalement ne leur conviendrait pas ? J'ose espérer que je m'en rendrais compte (et sinon, je ne suis pas seule à décider, je compte bien sur leur père pour me faire savoir s'il pense que je me plante au cas où je ne saurais pas voir ce que mes enfants me disent....) et que je saurais changer de cap. Comme finalement ce serait le cas en choisissant l'école et en réalisant que ça ne va pas.

Parce que au final, ma responsabilité c'est d'accompagner mes enfants jusqu'à ce qu'ils puissent se passer de cet accompagnement...

 

 
Par Phoebe @ 17h20 - Publié dans : FSE
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 23:59
... désolée, toutes mes confuses, la FSE numéro 6 aura un peu de retard et ne paraîtra que demain ou mercredi... plein de choses au cours de cette grosse semaine (j'vous raconterai un peu) et un contrôle qui s'annonce (j'vous raconterai aussi, ça commence bien...) expliquent en partie ce délai. Merci de votre compréhension.
Par Phoebe - Publié dans : FSE
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 10:43
Et hop, un petit rappel concernant la prochaine édition de la Farandole Sans Ecole... vous avez cette fois jusqu'au 15 juin pour me faire parvenir vos contributions.

L'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il s'agit est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première, la seconde, la troisième, la quatrième ou encore la cinquième édition de la Farandole Sans Ecole.

La sixième édition de la Farandole Sans Ecole paraitra exceptionnellement le 18 juin et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette sixième farandole le thème proposé par Mémère est le suivant :

*~* Non sco et responsabilité des parents *~*

Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !


Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 15 juin 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- une petite phrase de présentation de votre témoignage

Comme d'habitude, je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.
Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 10h43 - Publié dans : FSE
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 18:59
La prochaine farandole paraîtra le 15 juin et, suite à une sugestion reçue par mail, je vous propose le thème suivant : "Non sco et responsabilité des parents"... l'idée étant de savoir si les parents engagent davantage leur responsabilité dans le sens de la prise de risque, et aussi s'ils l'assument davantage au lieu d'en déléguer une partie. Si ça ne vous semble pas clair, demandez des précisions à Mémère :) !!!
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci : toutes les contributions sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.

Pour ce cinquième volet, un gros coup de mou, à croire que les printemps a fait de l'oeil à tout le monde et réduit le temps passé devant les ordinateurs :).... ou alors le thème n'inspirait pas grand monde ? Je me répète, mais si le thème ne vous inspire pas, vous pouvez tout à faire écrire sur tout autre chose ou soumettre un post déjà écrit.... Six participations cette fois, sur le thème proposé suivant :

*~* Aspects financiers de la non sco*~*

Première à ouvrir la Farandole, la maman de Mi et Lou qui se pose la question de demander l'agrément pour être assistante maternelle.
Mémère lui donne la main, suivie de la Fée Viviane, de Pépitedechocolat et de Sissi. Comme d'habitude, c'est moi qui referme la Farandole.

Bonne lecture !
Par Phoebe @ 19h10 - Publié dans : FSE
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 17:00
Hmm, aspects financiers de la non-sco...
Quand PZ1 avait l'âge d'être en maternelle, je travaillais comme assistante maternelle : nous étions donc un foyer à deux revenus. Pas de renoncement à une carrière pour moi donc, et même un choix de métier fait pour la disponibilité auprès de mon enfant qu'il me permettait. La question ne s'est donc pas posée d'arrêter de travailler ou pas, je travaillais à la maison et je pouvais donc continuer à être présente pour mes enfants (avec ce paradoxe que je gérais de moins en moins bien, d'être là mais plus disponible pour les enfants des autres que pour eux, mais ce n'est pas l'objet de ce post).
Depuis la naissance de la zébrette, je suis en congé parental et notre situation est intermédiaire : pas tout à fait deux revenus, mais pas tout à fait un seul revenu non plus. Ce que je gagnais en tant qu'assistante maternelle n'était pas tellement plus élevé que ce que je touche en étant en congé parental, il a été relativement facile de passer de l'une à l'autre situation.
En revanche, en mars prochain, c'en sera fini du congé parental en même temps que la zébrette soufflera ses trois bougies. Et je ne pense pas que nous puissions franchir le cap du "un seul salaire à la maison". D'abord parce que les dépenses incompressibles rendent nécessaires la perception d'une somme au moins équivalente à ce que je touche en étant en congé parental en plus du salaire de mon mari. Ensuite parce que nous avons un projet de déménagement, déjà rendu difficile par l'absence d'un deuxième "vrai" salaire (comprendre : dans notre région les prix sont tels que nous avons du mal à trouver un futur nouveau chez-nous qui soit dans nos moyens, même avec mon deuxième salaire d'assistante maternelle) : il nous faudrait là carrément y renoncer. Si nous habitions dans une autre région, la donne serait différente.
Donc pour le moment, je réfléchis non seulement à la possibilité de travailler à la maison, mais aussi à celle de ne pas reprendre comme assistante maternelle... plein de raisons à cette non envie de reprendre du service : le fait de devoir mettre mes enfants à l'école de façon à être payée pour m'occuper de ceux des autres (et oui, avoir mes trois enfants à la maison en permanence est incompatible avec l'accueil d'autres enfants à temps plein), le fait que ce métier demande les mêmes compétences que mon "boulot" de maman et que je crains la surchauffe...
Bref, côté financier il nous faudra trouver une solution créative si nous voulons continuer sur le chemin de la non-sco parce que la non-sco pourra plus être envisagable s'il me faut travailler à l'extérieur de la maison et qu'il faut qu'on maintienne notre niveau de revenu à son nivau actuel (on pourrait sûrement baisser un peu - ou beaucoup - le compressible, mais pas au point de passer à strictement un seul salaire). Ou alors ça nécessitera de faire des choix complètements différents, dont nous ne savons peut-être même pas encore ce qu'ils peuvent être et que nous ne sommes (peut-être) pas (encore) prêts à faire... oui, plein de parenthèses parce que ce n'est pas simple, que beaucoup de facteurs entrent en jeu et que du coup si vous lisiez ceci avec l'idée d'y trouver des choses claires et nettes et bien vous allez repartir bredouilles :) !

Ces considérations générales mais néanmoins essentielles mises à part, je ne crois pas que nous dépensions vraiment plus pour nos enfants du fait de la non-sco : livres, DVDs etc. font partie des choses qui trouveraient de toutes façons leur chemin jusqu'à la maison, même chose pour les activités "extra-scolaires" régulières qui seraient quand même prises en compte dans le budget. J'ai acheté un peu de "matériel pédagogiques" (réglettes Cuisenaire, Attrimaths, des fichiers pédagogiques) que je n'aurais pour certains probablement pas achetés si les zèbres étaient scolarisés mais les frais engagés pour ce matériel me semblent être inférieurs à ce que nous aurions dépensé pour l'école (cartable etc.). Ludothèque, maison des jeux, musées etc. sont des sorties que nous ferions de toutes façons.
N'ayant pas testé l'option scolarisation, je ne peux pas vraiment affirmer que la scolarisation nous coûterait plus cher; tout ce que je peux dire c'est que je n'ai en tous cas pas l'impression que nous dépensions plus en situation "non-sco" que ce que nous ferions en situation de scolarisation. (Evidemment, ça ne vaut que pour nore famille, j'imagine que pour les familles qui choisissent un cours par correspondance, les frais ne sont pas les mêmes, de même que ceux qui mettent leurs enfants dans le privé ne consacrent pas le même budget à l'instruction de leurs enfants que ceux dont les enfants fréquentent l'école publique.)
Par Phoebe @ 17h00 - Publié dans : FSE
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 10:07
Et hop, un petit rappel concernant la prochaine édition de la Farandole Sans Ecole... vous avez jusqu'au 12 mai pour me faire parvenir vos contributions.

L'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il s'agit est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première, la seconde, la troisième ou encore la quatrième édition de la Farandole Sans Ecole.

La cinquième édition de la Farandole Sans Ecole paraitra comme prévu le 15 mai et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette cinquième farandole le thème proposé est le suivant :

*~* Aspects financiers de la "non-sco" *~*

Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !


Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 12 mai 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- une petite phrase de présentation de votre témoignage

Comme d'habitude, je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.
Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 10h07 - Publié dans : FSE
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 23:59
Plus que quelqes minutes si je veux pouvoir faire paraître la Farandole Sans Ecole le 15.... quelques heures de retard et un peu moins de participants que la dernière fois pour ce quatrième volet.

La prochaine farandole paraîtra le 15 mai et, suite à une sugestion reçue par mail, je vous propose le thème suivant : "Aspects financiers de la "non-sco".
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci : toutes les contributions sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.

Pour ce quatrième volet, riche de 14 15 entrées de blog (12 13 participants en tout, dont, et j'en suis vraiment ravie, quatre "principaux intéressés"), le thème proposé était le suivant :

*~* Sans école, les pour et les contre *~*

Pour entamer la ronde, Shruikraan propose deux articles : L'école à la maison, pour ou contre ? et Influence à l'école.
Pour ou contre ?, Brewenn est pour :) !
Pour Ehouarn, c'est clair : Je hais l'école.
La Fée Viviane s'amuse, elle, à mettre Paris en bouteille avec des si...
Fleuvetranquille partage avec nous ses questionnements.
Véro fait dans le "court pas court" :) et en "deux colonnes" pour nous parler des pour et des contre qu'elle voit à la non-sco.
Ærthaïs de la Ravine des Cabraïs :) enchaine avec avantages et inconvénients.
Pépitedechocolat développe trois avantages et trois inconvénients de la non-sco, liste non exhaustive mais détaillée.
Tokio-Izu fait un break à l'occasion de la farandole et parle elle assi des pour et des contre.
Guillemette lui donne la main, suivie par Mémère et je referme la farandole avec les avantages et les inconvénients (oui, je sais, rien de neuf, mais ce que j'avais pu oublier de dire, d'autres l'ont dit dans leurs posts, notamment Fleuvetranquille)... et Mme Boda vient compléter notre farandole...

Merci à tous et toutes de votre participation !
(Ouf, je termine et il est 23h59 :)... juste à temps !)
Par Phoebe @ 23h59 - Publié dans : FSE
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 13:15
Avec un peu de retard je poste ce rappel concernant la prochaine édition de la Farandole Sans Ecole... le délai est pour cette fois étendu de quelques jours, vous avez jusqu'au 14 (avril, hein !)  pour me faire parvenir vos contributions.

L'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il s'agit est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première, la seconde ou encore la troisième édition de la Farandole Sans Ecole.

La quatrième édition de la Farandole Sans Ecole paraitra comme prévu le 15 avril et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette quatrième farandole le thème proposé est le suivant :

*~* Sans école, les pour et les contre *~*

Quels avantages voyez-vous à cette situaton de non scolarisation, quels en sont les inconvénients éventuels ?

Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !


Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 14 avril 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- une petite phrase de présentation de votre témoignage

Comme d'habitude, je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.
Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 13h15 - Publié dans : FSE
Voir les 2 commentaires
Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 12:02
Oh, déjà le 15, c'est le jour de parution de la Farandole Sans Ecole ! Avec un peu de retard à cause de soucis de connexion...

La prochaine farandole paraîtra le 15 avril et, inspirée par Bénédicte je vous propose le thème suivant : "Sans école, les "pour" et les "contre"...."
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.

Pour ce troisième volet, riche de 22 entrées de blog et de trois participations reçues par mail (17 participants en tout, dont, je tiens à le souligner et j'espère que d'autres se lanceront aussi pour la prochaine FSE, deux "principaux intéressés"), le thème proposé était le suivant :

~*~ Mais euh, et la socialisation, alors ? ~*~

Sissi trouve ce sujet peut évident et pense que seuls les sociologues peuvent vraiment définir la socialisation.

Comme un petit exemple vaut parfois mieux qu'un long discours théorique :), Shruikraan a souhaité soumettre deux posts pour cette farandole : Magnifique journée et Fabuleuse semaine de vacances.
Brewenn quant à lui nous parle de son Projet avec (s)es frères et (s)on copain.
Pepite de chocolat
part à la recherche de ce qu'on veut dire (ou entend) par socialisation, de ce que c'est.
Sandrine a elle aussi fait des recherches et partage ses remarques suite à la lecture d'un article écrit par un psy et traitant de la socialisation de l'enfant.
Au vu de sa petite liste, je crois qu'on peut dire que les Bugales de la Fée Viviane sont sociables, merci pour eux :) !
Véronique a plongé à son tour dans le dictionnaire et met en regard ce qu'elle y a lu et ce que vivent ses enfants.
Chez Guillemette, bien au milieu de la société :), c'est chacun son rythme au risque de passer pour des sauvages.
Mémère aborde le thème du mois sous l'angle socialisation naturelle vs socialisation artificielle.

Bénédicte traite en un très long, très riche post des trois aspects qu'elle voit à la socialisation.
Gaëlle parle de sociabilisation et détaille sur la semaine ce que vit son fils.
Stéphanie propose deux posts, un plus ancien et "théorique" et un plus "pratique".
Quant à moi, je reprends mon post de septembre 2006 et j'y ajoute quelques réflexions/observations (très) en vrac.
Hors thème, Catherine nous explique en 6 parties pourquoi ses filles ne vont pas à l'école : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5, partie 6.

Enfin, trois participations ont été envoyées par mail.

Et la socialisation?

C'est étonnant à quel point c'est l'une des premières réactions de tout le monde. Cela peut signifier que c'est une réponse plutôt récitée que réfléchie.
A mon sens, l'école est inutile concernant la transmission des savoirs car les enfants les acquièrent spontanément. L'école ne fait que confirmer ce qu'ils ont appris grâce à leur culture familiale (Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron l'ont écrit bien mieux que moi en 1964 dans "Les héritiers" et en 1970 dans "La reproduction").
L'école réussit très bien en revanche concernant la transmission des valeurs implicites de la société comme la nécessaire hiérarchie, les jugements du chef, le fait de devoir supporter une situation désagréable qu'on n'a pas choisie, les phénomènes de groupe (moquerie, rejet), le recours à un spécialiste plutôt que la confiance faite à soi-même. Voilà ce que je nomme socialisation.
Ces valeurs-là existant dans la société, nos filles vont les découvrir aussi, mais avec un dosage qui sera fonction de leur perception du monde. Cela m'attriste néanmoins que la grande majorité des personnes qu'elles côtoieront auront eu à absorber cette socialisation qui semble aller de soi dans la vision du monde de beaucoup d'adultes : "on ne fait pas toujours ce qu'on veut", "il faut s'habituer tôt aux contraintes".

La sociabilité s'acquiert par la vie avec les autres où l'on attend son tour, on fait attention aux autres, on imite la gentillesse et la courtoisie de son entourage.

Claudia

 
Et la socialisation ?
Après avoir tenté en vain d'expliquer que je ne retrouve pas le système scolaire (hormis à l'armée et même pas tout à fait, en fait) dans notre société, que je ne trouve pas forcément très sain de se retrouver tous du même âge avec un adulte qui ne sait même pas que l'on ne sait jamais (merci J. Gabin) et que quand on côtoie d'autres enfants un peu plus grand ou un peu plus petit, c'est même pas pour échanger... J'ai élaboré une réponse à cette question : je déclare que j'ai tiré le thème astral de mes enfants et qu'il s'avère que ceux-ci sont destinés à devenir ermite et qu'en conséquence il n'est pas nécessaire de les socialiser.
Et d'ailleurs, pourquoi ce serait à moi de faire ça ? J'ai confiance en mes enfants, ils se socialisent comme ils ont appris à marcher ?
Mais bon dans mon quotidien : faillait bien que je le socialise, que je lui trouve plein de copain de son âge, des activités, que je..., que je ... et quand j'ai cessé de que je ... et ben il s'est ... présenté beaucoup d'opportunités, nous avons découvert un jardin robinson, il demande à y aller le mercredi : j'aime bien ce lieu d'accueil, d'abord il y a ma copine qui parle girafe et il y a plein d'enfants de 5 à 12 ans, de plein de nationalités différentes, de milieux différents, etc. : je trouve que cet endroit reflète un peu notre société... enfin, comme je la perçois.
Et puis il y a notre routine :
Lu - courses, biblio ou ludo - ma : cool on verra - me : jardin robinson - je : piscine - ve : marché à la ferme d'Aigues Vertes (village conçu selon R. Steiner pour s'occuper de personnes handicapées) + copain du quartier - sa : cool, on verra - di : cool, on verra
Et puis il y a nos sorties... Et puis il y a la VIE.
Pas très anti-social tout ça - et je ne perd pas mon sang-froid (enfin de moins en moins souvent)
J.

La socialisation

Avant l'âge de 3 ans, ça a été étudié quelque part, (ah oui, c'était dans ce livre : "Smart Love: The Compassionate Alternative to Discipline That Will Make You a Better Parent and Your Child a Better Person", de Pieper et Pieper.), les copains du même âge ne sont absolument pas nécessaires . Mon expérience avec mes propres enfants le confirme : ici, il n'y a pas encore eu de vrai copain ni même d'intérêt pour un vrai copain avant les 3 ans. De l'observation, oui, mais de l'observation pour tout et tous, pas que pour les petits du même âge.

Pour les enfants de 3 à 7 ans, je ne peux que me baser sur ma propre famille, et nous sommes, on peut le dire, une famille d'introvertis. Les copains prennent de l'importance avec le temps, mais n'ont pas encore une importance fondamentale. Evidemment, il y a toujours les frères et soeurs avec qui jouer, ce qui réduit certainement le besoin de fréquenter d'autres enfants.

J'ai envie de dire que c'est probablement la socialisation des parents qui est plus difficile pour les familles non-sco : c'est à nous de constamment défendre nos choix, c'est nous qui sentons que nous sommes mis à part, par le reste de la famille ou par les voisins.

La socialisation définie par le papa, c'est aussi savoir défendre ses idées devant un groupe, s'exprimer en public avec aisance, et pouvoir gérer des personnes. Je ne sais pas comment on acquière ces capacités-là : à l'école en faisant de la rhétorique ? En observant ses parents au jour-le-jour ? Je n'ai pas la réponse...

A.
Par Phoebe @ 12h02 - Publié dans : FSE
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 10:37
J'ai déjà évoqué en septembre dernier ce qu'on pouvait entendre par socia(bi)lisation et quelles définitions pouvaient être trouvées à ces termes.
Je voudrais être moins "théorique" pour cette FSE et compléter ce premier post plus ancien par quelques réflexions en vrac.
Nous avons eu à coeur de proposer des "activités extra-scolaires" à PZ1 (et PZ2) avec certes avant tout l'idée qu'il se fasse plaisir mais aussi, en arrière pensée, le fait de disposer ainsi d'arguments au moment du contrôle : non mon fils n'est pas cloîtré à la maison, oui il voit d'autres enfants et a d'autres adultes référents que ses parents. Ce qui revient à dire en résumé que si PZ1 n'avait pas été intéressé par le cirque ou le judo ou le patinage ou le kung-fu ça ne M'aurait pas posé de problème particulier (mais j'aurais eu moins de "munitions" pour le contrôle).
Je remarque que PZ1 est plus ou moins à l'aise selon le type de situation et je m'en inquiétais un peu jusqu'à ce que je me souvienne que c'était pareil pour moi... dans la cour de l'école :). Autant dire donc, que j'ai vite balayé ce  que le "problème" (si problème il y a !) vienne de l'absence d'école.
Je reporte depuis plusieurs semaine un post dans lequel je voulais justement mentionner mes interrogations suite à l'invitation de PZ1 chez un copain pour une fête d'anniversaire. Tout comme l'an dernier chez une KraPule :), PZ1 s'est retrouvé au milieu d'une bande de copains/copines, qui se connaissent bien et depuis longtemps : beaucoup sont dans la même classe depuis la maternelle (et en CE2 actuellement). Dans ce contexte là, il lui a été difficile de se sentir à l'aise, intégré et s'il s'entend visiblement très bien avec ces deux copains-là en "petit comité", dans ce contexte particulier (anniversaire, plus grand nombre) les rencontres n'ont pas forcément été des expériences aussi positives.
Je lis entre les lignes d'après ce que PZ1 me raconte, je l'observe au parc et parfois il me semble qu'il n'a pas encore certains codes, certaines clés pour que ça se passe au mieux dans des situations de groupe; d'un autre côté, bien que scolarisée dès l'âge de deux ans et demi, je n'ai commencé à avoir une idée de la façon dont il me fallait aborder les situations de groupe que vers 15-16 ans et plus tard....
Je regarde PZ1 et je ne suis pas persuadée que l'école tous les jours lui apporterait vraiment les éléments qui lui manquent peut-être maintenant. A côté de ça, il discute depuis longtemps avec des adultes croisés au gré de nos "vadrouilles" (le chauffeur de bus/tram, la bibliothécaire, le monsieur qui nourrit les écureuils au parc, le conducteur de loco....), il trouve des copains au parc ou ailleurs, pas toujours facilement pour des raisons différentes mais qui ne tiennent pas à son envie à lui d'entrer en interaction avec ses "semblables" : refus des groupes d'intégrer un "nouveau", les plus âgés vers lesquels il a spontanément tendance à aller le jugent "trop petit" dès qu'il répond au "t'as quel âge ?"... PZ1 finalement ne vit avec ses pairs pas des choses tellement éloignées de ce que j'ai connu à l'école, avec cet "avantage" qu'il n'est pas confronté en permanence à des situation négatives ou difficiles pour lui : le fait de n'être pas à l'école lui permet de vivre aussi autre chose que ces effets de bande, d'expérimenter davantage d'interactions positives et des interactions plus variées aussi que s'il ne faisait qu'aller à l'école.
Je crois qu'il a aussi eu l'occasion d'expérimenter que certaines "règles" permettent de mieux vivre ensemble - courtoisie, politesse, respect des biens (publics, d'autrui)... - et qu'il n'est pas un sauvageon incapable d'être "avec" les autres :) !
Pour ce qui est de savoir vivre "sans nous" (ses parents), pas de souci là aussi, je reconnais aussi des envies d'indépendance et d'émancipation familières : PZ1 aime bien s'asseoir "à part", sans nous dans le bus ou le train, il part chez ses grands-parents régulièrement (oui, c'est en famille mais ça prouve aussi qu'il n'est pas "perdu" sans nous... il y allait déjà au même âge que son frère, qui s'il ne se sent pas encore prêt pour ce genre d'expérience est par contre plus à l'aise que son aîné pour s'intégrer à un groupe au parc), il commence à parler de "colo" ou envisage de partir ici ou là tout seul et il attend avec impatience de pouvoir "sortir seul en ville" :).

Bref, ces questions de socilisation, d'apprentissage des interactions avec les pairs et la société de façon plus générale me semblent devoir être là encore considérées pour chaque individu en particulier : pour certains tel lieu, telle situation sont des terrains d'apprentissages propices (= épanouissants, allant dans le sens du "vivre avec" et pas du "faut que je rentre dans ma coquille pour me protéger"), pas pour d'autres.
Par Phoebe @ 10h37 - Publié dans : FSE
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 16:50
L'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il s'agit est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première ou la seconde édition de la Farandole Sans Ecole.

La troisième édition de la Farandole Sans Ecole paraitra le 15 mars et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette troisième farandole le thème proposé est le suivant :

~*~ Mais euh, et la socialisation, alors ? ~*~

Vous n'entendez jamais cette question ? Elle revient souvent ? Vous en pensez quoi ? Vous prenez des mesures particulières (lesquelles) ou vous pensez que "ça" vient naturellement ? Dites-nous tout !

Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !


Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 10 mars 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- une petite phrase de présentation de votre témoignage

Comme d'habitude, je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.
Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 16h50 - Publié dans : FSE
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 00:24
Et hop, voici le retour de la Farandole Sans Ecole, pile poil à l'heure :)

La prochaine farandole paraîtra le 15 mars et je vous propose de vous attaquer cette fois à ce grand classique qui revient souvent : "mais euh, et la socialisation, alors ?"
Si le thème ne vous plait pas, comme d'habitude, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les vôtres, celles de vos enfants, de vos conjoints... du texte, des dessins, des fichiers audio ou vidéo : vive la créativité et l'inventivité :) !
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard.... et montrons-là.
Enfin, si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.

Pour cette second volet, riche de quatorze entrées (treize participants dont, je tiens à le souligner et j'espère que d'autres se lanceront pour la prochaine FSE, un "principal intéressé") et de deux témoignages reçus par mail, le thème proposé était le suivant :

~*~ A quoi ressemble la non sco' chez vous ? ~*~

Guillemette essaie une transition douce d'un apprentisage autonome vers un apprentissage plus scolaire.
Fleuve Tranquille raconte une navigation à plusieurs entre les deux eaux de leurs aspirations profondes enfin rencontrées et des contraintes imposées par le législateur. Ce qui n'est pas très éloigné de mes propres tentatives pour trouver un équilibre qui convienne au plus grand nombre.
Gaëlle détaille leurs journées à la fois paisibles et tumultueuses, un fleuve imprévisible... un peu comme chez Sissi, ou chez Pépite de chocolat, où il n'y a pas de journée typique.
Chez Mémère on brode librement à partir d'une base maths-français(-violon) régulière, tandis que chez la Fée Viviane on compte onze années d'évolution de la pratique, dont Brewenn nous donne un exemple sur son propre blog.
Véronique quant à elle évoque les raisons du recours au cours du CNED pour ceux de ses enfants qui ne fréquentent pas l'école.
Jennifer expliquait en septembre quel emploi du temps "idéal" (mais susceptible d'être modifié si besoin) elle prévoyait pour sa fille. Isabelle a elle fait deux posts, avant "la rentrée" pour détailler ses projets de planification pour l'année 2006-2007.

Edit : Stéphanie (en retard :) !) partage avec nous une tranche de leur vie en famille, tout simplement.



A quoi ressemble la non sco' chez nous ?

Pour le vraiment scolaire, il y a le travail d'une heure à une heure et demi par jour sur les maths et le français des Cours PI, sachant que les maths sont dévorées et réclamées, le français est un peu boudé, les devoirs sont fait et renvoyés, mais les poésies, les pauvres, sont laissées de côté pour un jour ou l'intérêt sera là, et les pages d'éveil, bien moches, sont presque toutes tombées dans les oubliettes.

Et en plus de ça :

Il y a les sorties hebdomadaires à la bibliothèque pour alimenter les soifs de livres...

Il y a le sport quotidien pour ne pas devenir dingues, surtout par ce temps blafard et frisquet : vélo, patin à glace, saut sur trampoline, et plus récemment creuser des trous dans le jardin avec espoir d'y capturer le plus jeune...

Il y a les heures passées à inventer et raconter des histoires, avec ou sans papier ou autre support...

Il y a ma fille qui me réclame d'apprendre à lire l'anglais en plus du français, alors voilà, nous trouvons une méthode dans un livre, et un site web, et d'elle-même, très rapidement, elle sait me déchiffrer les premiers Bob's Books, très fière !

Il y a les deux frangins qui s'occupent pendant notre heure de demie de cours du matin, soit à colorier, soit à "travailler" dans des manuels de maternelle, soit à faire les fous, soit à construire avec les legos, soit à se chamailler...

Il y a les jours où tout le monde est sous la vague, alors on déclare congé, et on passe la journée à lire des histoires et boire du thé (ça, c'est pour moi !).

Ah oui, il y a aussi le cours d'éveil musical à l'école de musique locale, et le cours d'arts plastiques du mercredi, surtout, celui-là, histoire de rencontrer les enfants du quartier et d'avoir un jour un peu différent une fois par semaine.

Et il y a les apprentissages dans les musées locaux de temps en temps, puisque beaucoup organisent de petits stages d'un jour ou deux par ci par là, alors on en profite quand on peut.

Ca fait maintenant trois mois que nous travaillons, ensemble et de nouveau, à une organisation non sco' harmonieuse et où chacun y trouve son compte. Le gros manque ? Un peu plus de copains/copines, surtout pour mon garçon de 4 ans et demi, et un peu plus de temps pour moi, puisque je reprends les études. Tout vient à point à qui sait attendre...

Alexa

Nous vivons en famille sur un voilier de 9 mètres, sur lequel nous sommes partis de Marseille il y a 2 ans ½ alors que Loris avait 1 an et Lena 3 ans. Nous sommes actuellement à Marmaris, en Turquie. Nous naviguons 5 à 6 mois entre avril et octobre, et passons la période d’hiver amarrés à quai dans une marina. Le loyer que nous percevons pour notre appartement en France nous permet de vivre sans travailler (la vie est très bon marché en Turquie).
Chez nous, et jusqu’à présent, c’est clairement « apprentissage autonome ». Il n’y a pas de temps dédié à « l’école », pas de programme, pas d’attentes de notre part par rapport aux apprentissages académiques des enfants. Etant donné l’âge des enfants, nous considérons que cette question n’est pas d’actualité. Nous nous contentons la plupart du temps de les observer apprendre par eux mêmes, et de les accompagner dans leurs apprentissages quand ils en expriment le besoin et que nous nous sentons disponibles pour ça.
J’ai été une mère fusionnelle jusqu’à l’automne dernier, période à laquelle j’ai senti que Loris et moi étions prêts pour arrêter l’allaitement (il avait 3 ans et quelques mois). Depuis ce moment, je ressens de plus en plus fort le besoin d’un espace personnel, de temps sans eux, ou avec eux mais sans m’occuper d’eux. Notre mode de fonctionnement serait donc plutôt « chacun vit sa vie tant qu’il ne dérange pas les autres ». Nous sommes bien ensemble, mais je ne me consacre pas spécialement à eux. Et ça se passe très bien, je trouve que c’est un bon équilibre.
Concrètement, je pourrais raconter à quoi ressemblent nos journées. Nous n’avons pas d’horaires. Le matin, les enfants se réveillent avant nous. Ils mangent des fruits s’ils ont faim, et jouent, ou viennent nous faire un câlin s’ils ont envie et qu’on est d’accord. Quand je me sens prête à me lever, je me lève et prépare le petit déjeuner. Je peux aussi leur lire un livre d’abord s’ils le demandent, en français ou en anglais. Ensuite, si j’ai envie de sortir, ou s’ils en expriment l’envie ou le besoin verbalement ou non (en étant très excités), je leur propose de sortir. On ne les laisse pas encore sortir seuls, Loris est encore tombé à l’eau aujourd’hui ! En ce moment, Lena apprend à faire du vélo sans les roulettes. Je l’aide au lancement, puis elle pédale sur 20 ou 30m, et s’arrête avec les pieds (les freins sont grippés) devant un obstacle. Elle n’arrive pas encore à tourner. Elle adore ça, c’est elle qui a demandé à retirer les roulettes. Mais au bout de 4 ou 5 fois, elle en a marre. J’ai trouvé ça frustrant au début, j’avais envie qu’elle apprenne vite, puis j’ai compris qu’elle avait besoin de temps, et réalisé que c’était à elle de gérer ça, que je n’avais pas de raison d’intervenir là dedans. Donc je l’aide à sa demande, quand elle en a marre elle arrête et joue avec son frère. D’autres fois, mon homme bricole, et les enfants l’aident et demandent beaucoup d’explications. Ils adorent ça, et apprennent très bien. Ensuite de temps en temps ils réclament du papier de verre et jouent à poncer des bouts de bois qu’ils trouvent dans le chantier. Un jour, on est passés devant un américain qui ponçait ses portes, ils ont demandé à l’aider, et ont poncé tous les deux pendant qu’il prenait une pause. Ils m’accompagnent dans la plupart de mes petits déplacements (au bureau, au magasin, téléphoner, à la laverie…), et c’est tout et s’il pleut, (ce qui est assez rare), ou si aucun parent n’est disponible pour sortir avec eux, ils jouent au bateau ou regardent un dvd, en français ou en anglais.
Ils ont ici deux amies de 6 ans ½, une anglaise et l’autre américaine, qui font l’école ensemble tous les matins. Je donne le cours de français le mercredi matin, (on joue ou lis une histoire en français), et mes enfants participent. Lena assiste aussi au cours d’art avec elles, 2 fois par semaine, ce qui lui permet de faire des activités artistiques sans son frère, et qui me permet à moi de ne pas subir le stress que ça provoque en moi de le voir en mettre partout (de la peinture notamment).
L’après midi, 2 fois par semaine, je donne un cours de français à une femme américaine. On fait ça au kid’s club, la salle de jeu. Les enfants viennent avec moi et jouent pendant ce temps, ou nous écoutent, ou participent (la dernière fois elle a appris à lire l’heure, et Lena était intéressée). Ensuite elle me garde les enfants pendant la même durée que le cours (une heure en général), et je vais faire quelque chose pour moi (ni cuisine ni aucun travail). Ensemble, ils jouent, dessinent et lisent, en anglais et en français.
Les autres jours ils jouent souvent avec leurs deux petites amies, ou tous les deux, dehors, au bateau ou au kid’s club.
En fin d’après midi, je prépare le dîner. Ils m’aident s’ils ont envie, ou jouent, dessinent, colorient, écoutent un cd audio, regardent un dvd, etc…
Le soir, si nous n’avons pas d’invités ou si nous ne sommes pas invités, l’ordinateur est toujours allumé. Soit nous regardons un film tous ensemble, soit un des parents surfe sur Internet. Ils peuvent regarder avec le parent si ça les intéresse, (les blogs des amis, certaines émissions de télé, des sites de récits de voyage en bateau…), ou ils jouent, ou font des câlins à l’autre parent, ou on se lit une ou plusieurs histoires, etc… Lena a besoin qu’on lui dise d’aller se coucher, on le lui dit quand on sent que c’est le moment, et elle y va volontiers si on n’attend pas que ce soit trop tard. Loris va se coucher de lui même quand il est fatigué, ou s’endort la tête sur mes genoux si je suis à l’ordinateur.
Je ne m’occupe absolument pas des apprentissages de Loris (3 ans ½). Je veux dire que je n’y prête pas particulièrement attention. En revanche, j’observe plus attentivement les apprentissages de Lena, sachant qu’elle sera soumise dès le mois de septembre à l’obligation d’instruction, et que nous serons susceptibles d’être inspectés (nous retournons en France en juillet). Jusqu’à présent, je n’ai jamais ressenti le besoin de faire pression sur elle pour accélérer tel ou tel apprentissage, elle me semble en phase avec les enfants de son âge pour les apprentissages académiques, et bien plus éveillée sur certains points, peut être moins sur d’autres, ça ne me soucie pas.
Elle parle et comprend très bien l’anglais, et Loris se débrouille pas mal non plus. Ils ont aussi des notions de turc. Je leur lis souvent des livres en anglais, et jusqu’à présent Lena me demandait systématiquement de lire en français ensuite. Depuis quelques jours, elle ne me le demande plus. Je lui ai posé la question la première fois et j’ai vite vu qu’elle avait tout compris, apparemment elle ne ressent tout simplement plus le besoin de cette traduction. Quand je lis la version française, j’ai très souvent recours au dictionnaire, et ils se sont ainsi habitués à son usage. Leur père et moi utilisons aussi très souvent le dictionnaire français pour vérifier le sens d’un mot, et ils ont également intégré son usage. L’été dernier, nous faisions tous les soirs « l’heure du dico ». Après le dîner, on passait un moment où ils pouvaient demander la signification de tous les mots qu’ils voulaient, notamment ceux qu’ils m’avaient demandés dans la journée et auxquels je n’avais pas su répondre. C’était très agréable. Ce rituel a pris fin spontanément de lui même sans qu’on s’en rende compte, probablement parce que plus personne n’en a ressenti le besoin, et même si c’était de bons moments je n’ai pas envie de le ré-instaurer artificiellement.
Lena demande régulièrement à écrire à ses amis. Elle écrit en lettres capitales, soit en me demandant de lui dicter les lettres des mots qu’elle veut écrire, soit en réfléchissant par elle même, suivant son état de fatigue. Elle aime apprendre à écrire, mais ne veut le faire qu’en situation réelle, pas pour s’entraîner. Les cahiers d’écriture et autres coloriages avec des mots à recopier offerts par x ou y ne sont donc pas utilisés comme prévu, mais ça ne dérange personne. Elle a demandé l’été dernier à apprendre à écrire en cursive, puis a trouvé ça trop difficile et a laissé tomber pour le moment. Loris de son côté dessine des caractères qui ressemblent à des lettres en disant qu’il écrit.
Il y a quelques jours, Lena m’a demandé un soir de lui lire un magazine alors que j’était occupée. J’ai refusé, expliquant que je n’étais pas disponible. Elle a alors demandé si elle pouvait s’asseoir à côté de moi et apprendre à lire toute seule, et si je pourrais l’aider pour les lettres qu’elle ne reconnaissait pas. J’ai accepté bien sur, et c’est ce qu’on a fait. Elle a lu 6 mots, déchiffrant les lettres d’abord (minuscules script, qui lui sont moins familières que les capitales), puis devinant le mot. Je me suis rendue compte qu’elle connaissait certaines associations de lettres comme « en », « ai », « ou ». Ensuite elle est passée à autre chose. Elle a refait la même chose un autre soir, puis plus depuis.
L’été dernier, leur père et moi avons découvert le sudoku dans des magazines récupérés. A force de nous voir y jouer, Lena a demandé à y jouer aussi. Je lui ai dit qu’elle devait pour ça apprendre à écrire les chiffres, ce qu’elle n’avait jamais fait. Elle a appris immédiatement, ainsi que les règles du jeu, et a rempli la moitié d’une grille facile en un mois, petit à petit. Je lui donnais des indications (cherche le 2 de cette ligne, cherche ce qu’il peut y avoir là). Elle a adoré. Nous jouons de temps en temps au jeu de l’oie, et je me suis rendue compte à cette occasion qu’elle connaissait par cœur certaines additions. Pour d’autres, elle compte les points des 2 dés.
Si je n’ai / nous n’avons pas d’attentes concernant les apprentissages académiques des enfants, j’en ai / nous en avons concernant leurs apprentissages sociaux, dans la mesure où leur comportement social interagit directement avec nous et nos affaires. Pour donner un exemple, je dirais que ça m’est pour le moment égal que Lena apprenne à lire ou non, dans la mesure où ça ne change rien à ma relation avec elle. En revanche, ça ne m’est pas égal qu’elle me harcèle, ou que son frère me fasse mal, ou abîme nos affaires. En conséquence, nous passons plus de temps à les accompagner dans ces apprentissages que dans ceux étiquetés « scolaires ».
Comme nous vivons tous ensemble, dans un espace restreint, les enfants assistent à beaucoup de nos discussions, et demandent des explications sur tout. En fonction de notre disponibilité, nous leur répondons, ou leur demandons de garder leurs questions pour plus tard. Il arrive que nous allions chercher des informations complémentaires sur des livres, le dictionnaire, ou internet. Ou encore que nous leur suggérions de demander à telle ou telle personne mieux informée que nous, ou que nous demandions nous même si nous en avons envie. Mais ce n’est pas systématique.
Voilà comment se passent les apprentissages chez nous.

Yaël
Par Phoebe @ 00h24 - Publié dans : FSE
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 00:11
Certains diraient (disent) sûrement que la non-sco chez nous ça ressemble à rien, que c'est du grand n'importe quoi, un doux et joyeux (et tumultueux) bor euh bazar...
Nos journées ne sont pas planifiées à l'avance enfin, non, parfois on prévoit des sorties à l'avance :). Alors disons plutôt que nous n'avons pas d'emploi du temps académique prédéfini, pas de progression mois par mois et matière par matière (ça vous appelle quelque chose, les toikimelisent <g> ?).
Les zèbres se lèvent quand ils ont "fini de dormir" (je ne peux pas en dire autant...) et mangent s'ils ont faim. Ils jouent, ou on joue ensemble (jeux de société, plamobils, légos, kaplas, jeux vidéo, sur le PC....), ou on regarde la télé (des films, des dessins animés, des docmentaires...), ou on sort se promener ou on/il lit ou... tout dépend des jours, des envies, du degré de flemme de l'un ou l'autre ou de leur mère :). Parfois on mange tôt, le plus souvent c'est le cas mais il nous arrive aussi de ne pas manger si la faim ne se fait pas sentir ou de manger plus tard. Et l'après-midi ressemble au matin : on discute, ils jouent, font des dessins, des coloriages, bloguent, ils écrivent ou me dictent des articles pour le trimestriel familial, écrivent des mails à la famille, "chattent" avec leur papa, on discute (oui, encore et encore et encore encore... ça n'arrête pas !), ils vaquent, je vaque avec eux, à la maison, dehors... Ils posent des questions ("c'était qui le Général Férié ?", "Comment ça s'écrit ?", "Combien ça fait ?", "Pourquoi ?", "Comment ?", "Et si ?"...), je les aide à trouver les réponses (on regarde sur Internet, dans des livres, on cherche...) ou je donne la réponse, tout dépend de ce qu'ils attendent (et de mes propres compétences). Parfois je me trompe, j'en fais plus que ce qui m'est demandé et je tombe dans ce que j'appelle intérieurement "le travers de la maîtresse"... il arrive que ça les intéresse parce que mon dépassement non autorisé de question en soulève d'autres chez eux et les voilà partis plus loin; parfois aussi ils passent aussitôt à autre chose, décrochant dès qu'ils ont l'information qui les intéressait.
J'aime les observer, j'aime voir comme ils ne font pas de distinction entre vivre et apprendre, j'aime voir comme ce qu'ils apprennent c'est ce qu'ils vivent et qu'ils apprennent donc tous les jours. Ce qu'ils apprennent n'est pas forcément défini quelque part dans un programme, mais ils apprennent, c'est une évidence quand on les observe.
J'apprécie la récente mise en place du forum régional, indépendant des associations qui peuvent exister : les idées d'activités / visites à proposer en commun foisonnent et je trouve plus facile de proposer des choses en sachant que nous ne seront pas seuls sur place. Bref, c'est la bouffée d'oxygène dont j'avais, je crois besoin.
L'expérience récente de la sortie à Vizille me permet d'envisager plus sereinement de proposer davantages d'activités en extérieur à PZ1 : moyennant un peu d'organisation (une solution de repli en cas de désintérêt des plus petits), ce type de sortie est désormais envisageable à quatre. Nous avons aujourd'hui regardé quelles étaient les différentes expositions proposées dans les musées grenoblois (qu'est-ce que c'est pratique Internet !) et certaines ont suscité l'intérêt de l'un ou l'autre des zèbres : il ne nous reste plus qu'à décider quand y aller et je souris à l'idée de les entendre prochainement me dire un matin au réveil "tiens, si on allait là aujourd'hui ?!" et de pouvoir leur répondre "Bonne idée, on s'habille et on y va !".

Dans les courriers rédigés à l'intention de l'Inspecteur d'Académie, que ce soit l'an dernier ou cette année, j'expliquais que nous proposons à notre enfant un environnement riche et stimulant (c'est-à-dire un milieu où les sources de curiosité sont nombreuses) et où il y a toujours au moins un adulte ou des documents de références disponibles pour répondre précisément à ses demandes. Dans un tel environnement la vie d'un bébé, d'un enfant, d'un adolescent, est un apprentissage permanent. Et il y a de fortes chances pour que l'adulte que deviendra cet enfant continue d'apprendre tout au long de sa vie, comme c’est le cas pour nous.
Je suis heureuse de constater que les difficultés qu'il pouvait y avoir à proposer d'autres choses en dehors du "bête quotidien" pourtant riche malgré des apparences trompeuses (je vous assure que même dans un truc que j'aurais considéré comme profondément déb... euh, peu digne d'intérêt comme les Turbo Momies, il y a matière à apprentissage !), qu'elles soient liées à l'âge de la zébrette ou du zébreau second, aux centres d'intérêts divergents ou aux capacités d'attention différentes des deux garçons, semblent passer par une période de recul : chouette, on va pouvoir élargir la liste des possibles chaque jour !
Il ne s'agit pas de transformer nos sorties éventuelles en expéditions pédagogiques béton, minutieusement préparées avant, scrupuleusement exploitées après... juste de semer des graines, de proposer en expliquant pourquoi je propose (ce qui m'intéresse moi dans la proposition en question) et de voir si une petite étincelle s'allume... ou pas. Pas forcément facile à plusieurs, j'ai déjà expliqué par exemple que PZ2 n'était au départ pas franchement emballé à la perspective du Musée de la Révolution française... pourtant, sur place, il a trouvé à manger. Et des petites graines semées, on ne sait jamais si et quand elle vont germer et grandir... à eux de voir, de prendre et de jardiner : poireaux ou carottes, fleurs ou plantes, arbres... c'est la surprise !, et à moi de les aider au besoin.

Ceci étant, le "grand n'importe quoi fourre-tout qui part un peu dans tous les sens" c'est bien joli, mais la situation est telle en France que nous avons des comptes à rendre, je l'ai déjà expliqué maintes fois ici.
Je n'aime pas ce que ces contrôles impliquent en termes du regard que je pose sur la vie et les apprentissages de mes enfants, enfin "mon" puisque seul l'aîné est concerné.
Si je veux pouvoir être crédible en disant "pas de contrôle de type scolaire qui s'appuie sur les programmes", il me semble que je dois pouvoir proposer une autre alternative en matière de contrôle, quelque chose qui (me) permette d'argumenter sur le thème de "c'est l'enseignement qui est contrôlé, pas l'enseigné" : un port-folio des activités, peut-être un compte-rendu de ce qui a été appris.. bref, je me prête à cet exercice que je n'aime pas et qui consiste à traduire leur quotidien ou un partie de leur quotidien en termes scolaires, en un langage parlé par l'EN. Telle partie de monopoly / tel acte met en jeu tels types de compétences qui sont (ou non) acquises.
Et je trouve que de cet exercice à une comparaison avec un niveau scolaire -
pour moi en tous cas - il n'y a qu'un pas, pas qui est d'autant plus facile à franchir que la non-sco est quelque chose de rediscuté chaque année : "alors, on continue ou pas ?".
Ce qui fait que l'environnement riche et varié comprend des supports plus scolaires dont je rappelle par période l'existence. Pas tellement pour "apprendre" d'ailleurs, mais pour faire le point, pour formaliser ce qu'il sait déjà, pour aussi montrer qu'il y a tout un "langage de la consigne de l'exercice", toute une terminologie et que ce langage là, il lui faudra le maîtriser s'il souhaite intégrer le système scolaire. Parce que ça me permet de savoir où il en est par rapport aux attentes (injustifiées) de l'inspecteur et donc de préparer mes arguments pour le contrôle. Parce que aussi ça lui donne un tout petit aperçu du type de travail qui pourrait être exigé dans un contexte scolaire, parce que ça lui donne des outils en vue du contrôle (un certain mode de fonctionnement, une idée des attentes).
En fait d'outils "scolaires", si l'on excepte des logiciels "périscolaires" dont les objectifs sont calqués sur les programmes, il s'agit essentiellement de Picbille pour les mathématiques et d'un cahier d'écriture. Avec Picbille il réalise le plus souvent qu'il "sait" déjà, parce qu'il l'a fait en comptant les points de vie restant à tel pokemon après telle attaque; il s'étonne lui-même des découpages en petits morceaux, des répétitions, de l'avancée qu'il juge trop lente et  je trouve finalement positif qu'il puisse voir qu'il apprend aussi bien sans ce livre. Il passe de longues périodes sans y toucher et puis un jour où j'en reparle, il va se laisser tenter et passer plusieurs jours d'afilée à y "travailler", plusieurs pages par jour, puis plus rien pendant longtemps et ça reprend...
Là où j'ai plus de mal à ne pas insister s'il ne manifeste vraiment pas d'envie de passer du temps sur un cahier, c'est avec l'écriture. J'ai déjà écrit qu'il n'aime pas la cursive. Mais qu'il se sent petit à petit plus à l'aise, même sans "pratiquer" régulièrement.
J'avoue que je me demande quel usage il peut bien avoir de la cursive pour le moment (oui, pour écrire une carte postale) et que je comprends bien du coup que ça ne fasse pas sens de passer du temps à ça. Je suis d'autant plus mal à l'aise que je sais à quel point c'est quelque chose qui est regardé lors des contrôles, qu'il y a eu des remarques dans le compte-rendu de l'inspection de l'an dernier à ce sujet... donc de temps en temps j'insiste un peu pour qu'on ait une trace qu'il y a bien progression par rapport à l'an dernier. Cette focalisation sur la cursive me laisse d'autant plus perplexe qu'à l'école, passé l'école primaire, chacun écrit ensuite comme il veut... mais je me sens quand même prise entre deux feux : ma confiance en lui pour aprendre quand il en aura besoin / envie et mes angoisses par rapport au contrôle. J'essaie de trouver le milieu, pas forcément "juste", celui qui concilie au moins mauvais ma confiance et mes craintes.
N'empêche que toute mal à l'aise que j'étais récemment en insistant - pour la première fois de l'année scolaire - très fortement sur le thème du "je ne veux pas t'imposer des lignes chaque jour, mais pour qu'on puisse continuer à la maison si tu le souhaites, j'ai besoin d'éléments qui montrent une progression et là, si le controle a lieu demain, on n'a rien à montrer" sur ce point-là, j'ai constaté avec stupeur que ce qu'il a commencé en rechignant, il l'a terminé avec le plaisir de voir qu'il y arrivait. Quelque chose s'est débloqué, il a quelques jours après demandé à écrire "Joyeux anniversaire" en cursive sur la carte destinée à son grand-père, il a écrit un message pour son père en cursive. Du coup, je me questionne sur cette nouvelle frontière ténue entre insister et "forcer", entre accompagner dans la découverte de quelque chose dont on peut ensuite tirer fierté de la maîtriser, tout en sachant que s'il n'y avait pas l'optique de ces contrôles, la question serait résolue d'elle-même : quand il aurait l'usage de la cursive, il écrirait en cursive de lui-même ! Et si je regarde bien mon quotidien, on ne peut pas dire que les situations où je sois obligée d'écrire en cursive soient très nombreuses.....

Bref, chez nous, la non-sco ça ressemble à ça : pas de planning, d'emploi du temps... J'ai confiance que PZ1 acquerra naturellement les compétences visées par le décret n°99-224 du 23 mars 1999
en étant confronté à des situations de la vie quotidienne au sein de la société dans laquelle il évolue : elles ne sont à mon sens pas autre chose que celles requises d’acteurs libres, autonomes, et responsables de la société dans laquelle ils vivent. Mais il y a des contrôles, des angoisses à apaiser, des craintes. Alors, de temps en temps on fait un "point" en maths avec des outils scolaires, un peu de cursive, rien de "régulier", juste de quoi m'assurer que le contrôle de la progression d'une année sur l'autre ne posera pas de problème. Pour tout le reste, il y a largement matière dans notre quotidien pour que je puisse fournir un compte-rendu montrant cette progression.
Par Phoebe @ 00h11 - Publié dans : FSE
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 23:13
Si comme moi vous êtes un peu "à la bourre", je vous propose de me poster vos contributions pour la seconde édition de la FSE au plus tard le 14 (mercredi) au soir....

(Un grand merci à ceux et celles qui ont déjà posté les leurs... oui, oui, il y en a :) !)

Attention, la FSE paraîtra bien le 15 comme prévu, alors soyez en retard, mais pas trop :)
Par Phoebe @ 23h13 - Publié dans : FSE
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 11:20
L'annonce de la mise en place de la Farandole Sans Ecole et expliquant de quoi il s'agit est toujours disponible .
Pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, on peut aussi se référer à la première édition de la Farandole Sans Ecole.

La seconde édition de la Farandole Sans Ecole paraitra le 15 février et sera composée des entrées de blog ou des textes (dont vous êtes les auteurs... ou pour lesquels l'auteur aura autorisé la publication dans le cadre de la FSE) que vous aurez souhaité partager.

Pour cette seconde farandole le thème proposé est le suivant :

~*~ A quoi ressemble la non sco' chez vous ? ~*~

C'est plutôt "école à la maison" avec un programme et/ou des cours, plutôt "apprentissage autonome" ou quelque-part entre les deux ? Et si vous avez navigué de l'une à l'autre ou de l'autre à l'une, comment et pourquoi ce changement ?

Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !


Pour participer à la FSE, merci d'envoyer un mail à l'adresse phoebz at tiscali point fr avant le 10 février 2007.
Pensez bien à identifier l'objet de votre mail (Farandole, FSE...) de façon à en faciliter le repérage.
Votre mail comportera :
- le prénom (ou l'initiale) sous lequel vous souhaitez être identifié(e)
- le lien vers l'entrée sur votre blog / site OU votre témoignage direct si vous n'avez pas de blog (ou ne souhaitez pas témoigner sur celui que vous tenez)
- une petite phrase de présentation de votre témoignage

Je compte sur vous pour qu'on se donne tous la main et que cette farandole soit la plus longue et la plus vivante possible.
Faites passer ! :-)
Par Phoebe @ 11h20 - Publié dans : FSE
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 23:47
Merci à celles qui en ont parlé (oui, que des "elles" pour l'instant) et qui, maintenant que la premier volet est publié continuent à en parler sur leur blog. Merci de contribuer à faire connaître la FSE et par ce biais quelques tranches de vie sans école...
Peut-être aussi que ces annonces ici et là permettront à de nouveaux participants de se manifester la prochaine fois (prévue pour le 16 février), c'est tout le mal que je souhaite à la farandole en tous cas !
Si vous en parlez chez vous, signalez-le dans les commentaires pour que je vous ajoute à la liste, enfin, juste si vous le souhaitez :) !

Véro sur Vivre en paix avec les enfants (elle en a profité pour ajouter sa participation !!)
Par Phoebe @ 23h47 - Publié dans : FSE
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 09:47
Un changement de programme, suivi d'un nouveau changement de programme et hop voilà... la Farandole Sans Ecole, désormais gérée par moi-toute-seule, est finalement hébergée ici même, avec un tout petit peu de retard sur l'horaire annoncé :)

Vous avez été nombreuses à en relayer l'annonce sur vos blogs, un immense merci pour votre enthousiasme ! Signalez-moi dans les commentaires que vous parlez de la première édition et je ferai un lien vers le post concerné.

La prochaine farandole paraîtra le 15 février et je vous propose de raconter à quoi ressemble la non sco' chez vous : plutôt "école à la maison" avec un programme et/ou des cours, plutôt "apprentissage autonome" ou quelque-part entre les deux ? Et si vous avez navigué de l'une à l'autre ou de l'autre à l'une, comment et pourquoi ce changement ?
Si le thème ne vous plait pas, pas de souci  : toutes les contributions sont les bienvenues, les votres, celles de vos enfants, de vos conjoints...
Notre diversité fait notre richesse, sortons du placard et montrons-là !

Si vous avez des idées de thème à proposer pour les prochaines farandoles, surtout n'hésitez pas à les suggérer.


Pour cette première édition le thème proposé était le suivant :

*~* Mais comment donc est venue cette idée de non-scolarisation ?? *~*

Vous avez, nous avons été 10 à participer, certaines sont blogueuses, d'autres non et elles m'ont adressé leur texte directement.
Je vous invite d'abord à un petit tour des blogs avant de vous livrer les témoignages reçus par courriel.

Son mari vient de lui annoncer qu'il est d'acord pour instruire en famille, et ce dès l'année prochaine, tous ceux de leurs enfants qui le désireront (pour les grands) ainsi que leurs petits... Ingrid + 7 nous livre à cette occasion des petits flashbacks sur le chemin parcouru en couple à ce sujet.
Mémère explique comment ne leur est jamais venue la drôle d'idée de scolariser leur enfant.
La Fée Viviane a quant à elle choisi de faire ce retour aux sources sur son tout nouveau blog, et nous raconte
cette Génèse : comment l'instruction en famille s'est trouvée sur leur chemin...
Pépitedechocolat prend la main de La Fée Viviane et donne l'autre à Gaëlle pour cette farandole. Stéphanie nous explique comment ce choix est venu naturellement. Je rentre également dans la ronde, suivie par Sissi qui a compilé deux textes qu'elle avait écrits sur son blog pour expliquer leur chemin. Yaël et Claire m'ont également fait parvenir leur participation par mail... voici leurs trois témoignages.

Souvent j'essaie de me rappeler quand nous avons pris la décision de Homeschooler nos enfants, je ne crois pas qu'il y ait eu un jour précis, je crois plus que c'était le flot de pensée et de raisonnement qui petit à petit sont devenus une évidence pour notre famille. J'ai commencé à lire des livres sur ce sujet en 2001, Victorine avait 5 ans, Tristan 1 an et Matthieu venait de naître, aussitot le sujet m'a "parlé", des noeuds dans mon estomac se nouaient, une impression d'une voix qui me poussait et me montrait que c'était le chemin à suivre, pourtant je ne connaissais rien de tout cela.
J'étais si ignorante sur le sujet, je n'avais jamais entendu parler d'école à la maison , pour moi l'école était non seulement obligatoire mais il n'y avait pas d'alternative, on ne pouvait pas ne pas aller à l'école, ce genre de scolarité était pour les gens vivant en caravane.
J'ai commençé à m'instruire et à ouvrir les yeux autour de moi, Victo était scolarisée en GM et j'ai soudain retrouvé la vue, moi la maman qui ne me posait pas de questions, qui envoyait son enfant à l'école "ben, parce que tout le monde le fait, non?" j'ai vu tout ce qui semblait clocher avec le système, les méthodes d'apprentissage, les programmes taille unique, etc..., tout a déjà été dit et écrit.
Etant une maman obéissante et ne pensant pas que je pouvais moi même faire l'école à mon enfant (ben oui quoi je suis pas institutrice après tout) , à cette époque je n'étais pas encore famillière avec le Unschooling. Victorine est rentrée en CP, et avec le recul je me rends compte que ma bêtise avait des profondeurs abyssales. Elle est restée avec son papa en France pendant que je suis allée 3 semaines aux antilles avec ses deux frêres pour que elle ne loupe pas trois semaines d'école surtout en CP, oui j'ai honte de ce geste, rien que d'écrire cette phrase mon coeur se serre, j'en culpabilise encore et j'ai envie de creuser un trou et me cacher tellement je trouve ma décision incroyablement stupide, je n' assume pas de l'avoir privé d'un tel voyage au profit de son assiduité scolaire. Surtout qu'elle a vécu aux Caraibes jusqu'a ses 4 ans, bigre elle meritait de revoir "son" île!
En décembre la maitresse me convoqua pour m'informer du retard en lecture que semblait avoir Victo, en effet elle n'était pas au niveau ( et par niveau je veux dire : le programme exige que, au 6 décembre les enfants aient acquis le son cha, ma, pa, fa...), après un quart d'heure d'entrevue la maitresse m'a donné le sentiment que ma fille était retardée, n'arriverait à rien et il fallait tout de suite lui faire des séances d'ortho pour essayer de la "sauver". J'ai mal accepté cela, ne doutant en aucun cas de l'intelligence de ma fille , de sa débrouillardise (est ce un mot?) et de son ouverture d'esprit, je ne pouvais concevoir que la maitresse la catalogue ainsi. Je connaissais une amie ortho de ma GM, et elle a rencontré Victo, oui je sais, je n'étais pas encore guérie de mon manque de clairvoyance quant à l'apprentissage et l'enseignement des enfants, j'ai honte, j'ai honte! Cette charmante dame me confirma que Victo était intelligente, sans aucun problème cognitif, mais qu' elle n'était seulement pas "prête". 5 ans plus tard elle manie aussi bien la lecture en anglais qu'en francais et possède un niveau très satisfaisant (selon les standards académiques) mais surtout elle aime lire. Je crois qu'a partir de là, mon épiphanie avec le Hs n'a cessé d'évoluer et je n'ai cessé de lire, lire et lire sur ce sujet. A la fin de son année j'avais carrément l'impression de me mentir et la trahir en l'envoyant à l'école. L'univers fait en sorte d'offrir les choses quand on les désire sincèrement, à la fin de son année scolaire nous sommes retournés vivre aux US donc pas de réinscription à l'école. And the rest is history...
Avance rapide..., nous sommes revenus des US en septembre 2005, juste à temps pour les inscrire tous les trois à l'école. Pourquoi? alors que nous sommes des Hs convaincus . Plusieurs facteurs ont contribué à cette décision et je ne vais pas en parler ici.
Après deux mois d'école, une fois que la nouveauté, les copains et nous enfin libres et au calme soient passés, les sirènes du Hs sont revenues. On n'échappe pas à qui on est, tout au long de cette année j'ai pû voir l'étendu du désastre qu'était l'école, et l'éducation, la pression des copains pour être "à la mode"et non unique, les moqueries et cruautés des enfants, l'impression que Victo ne faisait et n'apprenait pas grand chose, que l'essence même de nos enfants disparaissait, mon dedain quant à lui faire faire ses devoirs car je ne comprenais pas l'intêret de recopier deux fois une poesie qu'elle ne comprenait pas, (Baudelaire en CM1 c'est beaucoup trop tôt pour apprécier ce grand et génial poete). Ma déprime chronique de les attendre dans la cour , leurs méthodes de travail, l'inefficacité de ces mêmes méthodes , le respect fidèle du programme et des délais même si un chapitre n'a pas été compris ou appronfondi suffisament, bref pleins de petites, moyennes et grandes choses accumulées mais sans doute le plus grave, c'est que nous allions contre-nature, contre notre destin, si je puis dire ainsi, tous les matins je trahissais nos croyances et notre philosophie car nous n'écoutions ni notre coeur, ni notre raison, parce que nous avions la chance de savoir et de comprendre que nous avons un choix, bien meilleur, bien plus sain, bien plus heureux, bien plus important, bien plus respectueux, bien plus personnel bien plus profond.
Enfin, l'élement le plus signifiant, Tristan a été très malheureux et presque tous les matins me suppliait de ne pas y aller. Et toute la journée son papa et moi savions que nous avions eu tort de l'envoyer et culpbabilisions encore plus. En mai passant le plus clair plus de mon temps à raler contre l'école et par conséquent rendant mes enfants assez confus "elle est contre mais pourtant on y va", j'ai su qu' ils ne retourneraient pas en classe à la prochaine rentrée. Et ce soir en pensant à ces merveilleuses années qui nous attendent ensemble, je suis en paix, je savoure l'évidence que le Hs est pour nous et regarde les magasins se remplirent de fournitures scolaires et je vois cela comme une secte mystèrieuse dans laquelle je suis très contente de ne plus appartenir. Et mes enfants aussi.
Il faut savoir que si nous étions encore aux US et si Tristan était scolarisé il aurait été sans aucun doute diagnostiqué ADHD (attention deficit hyperactivity disorder)et mit sous Ritalin. Combien d'enfants très intelligents se retrouvent pourtant en échec scolaire, en "learning disabilities", drogués et ne peuvent jamais développer leurs grandes capacités car le système est tout simplement non adapté pour ces enfants?
L'école à la maison pour Tristan n'est pas une option, autant pour les autres c'est un choix de vie autant pour lui, c'est une obligation qu'il reste avec nous. Il a été malheureux pendant 9 mois, et le mettre à l'école c'est lui assurer une scolarité chaotique où il sera, soit isolé, soit prendra pour copains les pires enfants qui soient. D'un point de vue scolaire, je sais qu'il s'ennuiera très vite, et prendra en dégout tout ce qui demande un effort de patience et de répetition. De plus si son travail n'a pas de challenge et de but cérébralement stimulant, il abandonnera tout simplement. Son manque de confiance déclinera encore plus, le rendant complêtement introverti et il n'essaiera même plus de se concentrer sur son travail, ni se donner la peine d'essayer. Oui je connais bien mon fils et on veut l'aider autrement qu'en le droguant, il est clair et certain que nous ne donnerons jamais de ritalin à notre enfant. La fin de l'année scolaire a été très dur, il était dans "tous" ses états, desfois c'est très éprouvant pour nous. Il sait qu'il ne retourne pas à l'école et il en est si heureux, c'est comme si le unschooling avait été inventé pour lui, Tristan est un pur, un vrai et un radical unschooler, il ne peut en être autrement. Donnez-lui une feuille d'exercice et il va commencer à se tortiller dans tous les sens, à se gratter la tête, à se frotter les yeux, il va se fermer et chercher une fâcherie, généralement il quitte la table au bout de 3 minutes en boudant. Donnez -lui de la terre, une scie, de l'eau, du fil, un moteur et il va s'occuper pendant des heures et des heures, se concentrer, s'appliquer, analysant toutes les choses qu'il peut faire .
Voilà donc une autre des raisons qui nous ont poussé au hs, on veut que Tristan garde sa curiosité intacte, son estime de soi, son indépendance et son amour de la découverte dans le cadre le plus favorable qui soit, où son individualité sera prise en compte et où il apprendra en ses termes, selon ses envies, ses choix, son "horloge".

Sissi

La décision de ne pas scolariser les enfants en maternelle s’est imposée a nous : nous partions en voilier pour trois ans, Lena aurait de 3 à 6 ans pendant le voyage, Loris de 1 à 4 ans, nous savions que la maternelle n’était pas obligatoire, c’était parfait. Nous ne nous sommes posé aucune question, c’était évident. Je sais maintenant que les cours du CNED commencent en dernière année de maternelle, et que beaucoup de parents qui voyagent préfèrent y inscrire leur enfant, « pour avoir un cadre, pour être surs de ne rien rater ».

S’il était évident pour nous que les enfants n’iraient pas en maternelle, il était presque aussi évident qu’ils iraient à l’école à notre retour. Je dis « presque », parce qu’au fond de moi, je préparais déjà le terrain pour qu’ils n’y aillent pas. Plus je les voyais libres et heureux, plus ça me faisait mal de penser à notre retour. Ce jour où ils devraient rester 8h00/ jour assis sur une chaise, à faire ce qu’on leur dirait de faire… c’était tout simplement inconcevable de leur offrir ce voyage comme une parenthèse pour ensuite rentrer sagement dans le système.

6 mois après notre départ, j’ai demandé à mes parents de m’envoyer le livre « Libres enfants de Summerhill », qui était dans la bibliothèque familiale et que j’ai vu toute mon adolescence sans jamais franchir le pas de le lire, simplement parce que la photo de couverture était un peu ringarde je crois. J’ai lu ce livre d’une traite. J’ai adoré. Ayant dans mon entourage plusieurs familles qui instruisaient leurs enfants elle memes, je savais que l’école n’était pas obligatoire. Mais j’étais persuadée que le programme de l’EN, lui, l’était. Et moi, faire « l’école a la maison », ça ne me disait rien du tout, je ne voyais carrément pas l’intérêt. En revanche, laisser à mes enfants la liberté de s’instruire à leur rythme, ça, ça me parlait. J’étais préoccupée, je retournais ça dans ma tête, persuadée que c’était totalement impossible de fonctionner comme ça en France. Ce premier hiver, nous sommes rentrés 3 mois en France. J’ai rencontré « par hasard » chez des amis communs une famille unschooler que je connaissais par internet. Ils m’ont renseignée. Ca m’a libérée d’un poids énorme. Voilà, ma décision était prise. Maintenant, je vis ca comme une évidence, ils apprennent en vivant, c’est aussi simple que ca. Petit a petit, j’ai exposé le concept du unschooling à leur père, et j’ai expliqué à Lena qu’elle apprenait beaucoup de choses même si elle n’allait pas à l’école comme les autres enfants (elle se posait des questions à ce sujet).

Aujourd’hui, Lena a 5 ans ½, Loris 3 ans ½ . Nous rentrons dans 6 mois, mais nous avons d’autres projets de voyage. Si le fait d’être unschoolers avec des enfants qui ne sont pas encore soumis à l’obligation d’instruction est facile et évident pour nous, je sais que ça sera plus difficile l’année prochaine. Heureusement, nous sommes d’accord sur le fait de respecter son rythme, et confiants sur le fait qu’elle apprendra ce qu’elle a besoin d’apprendre. Néanmoins, je sais déjà que mon entourage nous mettra une pression importante si elle n’est pas « au niveau ». Je suis contente de rentrer en France pour avoir l’occasion de rencontrer d’autres familles unschoolers et me ressourcer à leur contact. Mais je sais aussi que nous n’y resterons pas trop longtemps, pour échapper à cette pression. En clair : on remplit la caisse de bord, on fait le plein de bons moments partagés avec famille et amis, et on repart !

Yaël

Nous avons 3 enfants de 5 ans et demi, 3 ans et 1 an.
L'aînée est allée à l'école en petite et moyenne section.
Cette année, nous avons décidé de ne pas la scolariser. Au départ, je dirais que la principale raison de ce choix a été notre découverte de l'éducation non violente. Or celle-ci devenait de moins en moins compatible avec l'école. Nous avons par ailleurs lu des témoignages de personnes ayant fait ce choix. J'ai alors eu l'intuition que ce type d'instruction pourrait apporter beaucoup à notre famille.
Maintenant, je souhaite continuer de ne pas scolariser mes enfants, car j'ai découvert une nouvelle forme de vie qui nous apporte beaucoup. Mes enfants ont le temps de jouer: elles n'ont jamais été aussi imaginatives. Nous avons le temps d'écouter les conflits entre soeurs, ce qui améliore l'ambiance à la maison. Je suis disponible pour les moments dans la journée où elles ont vraiment besoin de moi. Quant aux apprentissages, ils se font à son rythme: elle n'est plus en échec (plus de bonhommes pas contents....) Ma fille reprend petit à petit confiance en elle; elle est moins stressée et toute l'atmosphère familiale s'en ressent.
Maintenant que nous avons goûté à la vie sans école, nous avons des raisons plus rationnelles de continuer....

Claire
Par Phoebe @ 09h47 - Publié dans : FSE
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 17:11
Sept ans. Sept ans que je suis maman, et qu'au fil de mes maternités successives j'avance encore, j'abandonne par couches successives des vêtements d'habitudes et ce que je reproduisais par automatisme, par confort(misme).
 
Première étape, PZ1 a un peu plus de deux ans et passe son temps à demander "c'est écrit quoi là ?". Je lui réponds, mais trop influencée par les forum MagicMaman et les discussions sur les "petits lecteurs", je pèche par excès (eh, on n'efface pas 22 ans dans le système scolaire comme ça, du jour au lendemain !). J'en fais trop, c'est-à-dire plus que ce qu'il demande : il demande "c'est écrit quoi ?", pas forcément "apprends-moi à lire". 
Je fais des cartons façon Doman ou Boulanger, mais heureusement, ça ne "marche pas" : trop désorganisée pour être régulière. Je crois qu'en fait intérieurement je perçois ce qui ne va pas, juste que comme d'habitude, il faut que l'intellectuel suive. J'apprends à "juste répondre" à ses très nombreuses questions.
Dans le même mouvement, toujours par des discussions sur MagicMaman, j'en viens à passer à l'étape suivante : envisager concrètement de ne pas inscrire mon zèbre à l'école à la rentrée suivante. Je savais déjà que c'était une option possible, pas seulement en maternelle car ma mère (professeur d'anglais, coucou mamankimelit :)))) a plusieurs fois mentionné avoir songé faire ce choix pour ma soeur et/ou moi, mais je n'y avais pas pensé sérieusement pour mon fils jusque là.

Sauf que, objectivement (
c'est à dire en dehors de toute projection maternelle étouffante, enfin, je crois :) !), PZ1 présente quand même un "profil" en termes de questionnements, de compétences, des connexions qu'il fait entre les informations assez proche de celui qui était le mien à son âge, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir. Comment pourrait se passer sa scolarité ?
Satisfaire "sa soif" et privilégier l'intellectuel en envisageant de sauter des classes comme cela s'était passé, certes de façon accidentelle, pour moi ? Et dans ce cas comment gérer le relationnel, tant avec ses pairs qu'avec les enseignants ?
Et sinon, mon bonhomme allait rentrer en PS et devrait se plier à la règle du "
apprendre tous la même chose au même âge, sans considération pour le rythme et les intérêts propres de chacun" qui ne fai(sai)t aucun sens pour moi.
Nous n'avons pas tous besoin de savoir les mêmes choses, ce besoin de savoir il vient de l'intérieur. Je regarde les enfants (les miens, ceux que je côtoie), je vois les questions qu'ils se posent sur le monde autour d'eux, je vois à quel point ils sont avides de le comprendre, de donner du sens à ce qui les entoure et je me dis que déjà ne pas étouffer cette curiosité naturelle, répondre à ce besoin-là de savoir serait un pas énorme.
C'est tout un boulot, un exercice d'équilibriste de répondre à la question posée, juste la question, hein, pas vouloir en dire plus que ce qui est demandé, pas pousser, non, juste laisser à la personne concernée faire les liens, se poser les questions, tester des hypothèses, ajouter des infos, voir si ça colle toujours... quelle différence avec "à 6 ans, hop, tout le monde apprend à lire, à écrire, à compter..." !
D'ailleurs, un individu a-t-il besoin à 6 ans de savoir lire, en a-t-il envie ? Peut-être que oui, peut-être pas. Peut-être que ce besoin se manifestera à 10 ans (ou qu'il s'est manifesté à 4). Et alors ? Il aura besoin de l'outil lecture à ce moment là, ça fera sens pour lui et je suis persuadée (il y a d'ailleurs des études faites dans ce sens pour ceux qui aiment à voir confirmées leurs intuitions par ce genre de choses) que cet apprentissage se fera sans difficulté et plus rapidement que si on avait essayé de le gaver comme une oie qui n'a pas faim à l'âge de 6 ans (et peut-être qu'une des raisons pour lesquelles x% des élèves de sixième ne savent pas lire (déchiffrer et/ou comprendre ce qu'ils lisent) tient aussi à ce non respect de leur rythme...).
Je m'égare là, mais si peu finalement : apprendre, pas pour "apprendre", mais pour donner du sens. Apprendre, pas pour répondre à l'interro ou aux questions de l'enseignant... Apprendre pour soi, avoir un intérêt pour la cuture du rutabaga en Asie mineure (mettez-y ce que vous voulez !) et ne pas le voir bridé sous prétexte que "c'est pas au programme cette année"; inversement, ne pas se faire gaver d'un truc sans intérêt à ce moment-là sous le prétexte que "c'est au programme cette année". Vivre et en vivant, apprendre.

Et puis ces enfants que nous avons faits, pourquoi nous défaire de la responsabilité de les accompagner, pourquoi confier à d'autres, qui ont forcément moins que nous leur intérêt à coeur, ce soin ? Pourquoi avoir un compagnon, des enfants pour que chacun parte qui au travail, qui à la crèche ou chez la nounou, qui à l'école, qu'on ne se retrouve que le soir, épuisés par nos journées respectives et le week-end et les vacances ? A quoi bon ? Avoir une famille, n'est-ce pas apprendre à vivre ensemble pour vivre mieux avec les autres ?

Rien, décidément, sinon un "c'est comme ça que la majorité des autres fait" ne m'incite alors à franchir le cap d'une inscription à l'école.
J'adhère également à CISE et à LED'A, les deux associations "non-sco" qui existent à ce moment-là. J'ai le tournis en lisant des quantités de références pédagogiques qui sont citées sur la liste de CISE.
PZ1 a trois ans, ne rentre pas en petite section (on abuse de l'excuse "naissance du petit frère, on ne veut pas que ça fasse trop de nouveautés d'un coup"). Je lis ce que font les autres enfants du même âge que le mien, ou plus exactement ce que des mamans qui ont des enfants du même âge que le mien leur font faire (oui, la nuance est de taille) et je me sens mauvaise mère : on se "contente" de vivre. J'ai des velléités (qui ne durent pas) pour mettre en place des choses plus scolaires, pour imiter ces autres «super-mamans» mais surtout pour apaiser les inquiétudes du papa encore persuadé que son fils ira à l'école en grande section, pour qu'il "s'habitue avant le CP", comme il dit. On utilise ou plutôt on tente d'utiliser FIAR (j'ai écrit un article à ce sujet sur le site de La Maison de l'Enfant), parce que ça ressemble à ce qu'on fait naturellement. Formellement, on tient le temps de deux livres. Pour les autres livres, c'est bien plus drôle de continuer comme avant : lire quand et comme on en a envie et suivre les questions quand et comme elles viennent.
Il y a du "matériel pédagogique" à la maison, mais tant que PZ1 sent une possible pression de ma part, il ne voudra pas l'utiliser, pas  selon les instructions en tous cas :) !
Parce qu'il sait ce qu'il veut, ou plutôt ce qu'il ne veut pas, et surtout, dans le fond, nous sommes deux à ne pas avoir envie de rentrer dans ce jeu de rôle, dans ce "tu serais l'élève et moi la maîtresse". Sauf que moi je ne le savais pas et comme pour d'autres choses c'est là encore mon fils qui me montre le chemin que je souhaite suivre. Alors, petit à petit, j'apprends avec lui, avec eux, à vivre tout simplement, à écouter et à répondre à leurs questions, sans en faire moins ni plus que ce qui m'est demandé.
La famille s'agrandit encore, il m'est toujours impossible de mettre quoi que ce soit de scolaire/régulier/programmé en place, mais ni eux ni moi n'en avons envie, je n'en ai même plus besoin pour me rassurer.
Je continue à (re)lire : John Holt, les sites et listes unschooling et je prends pleinement conscience que mes questionnements dans le domaine de la grossesse / naissance / parentalité / éducation, que tout ça est lié, que je croyais tirer plusieurs fils mais que ce n'est qu'une même pelote qui se déroule.

Finalement ce choix, oui, c'est d'abord ma proposition, nourrie de ce que nous vivions (pourquoi changer ce qui nous convenait à tous ?), mais aussi, inutile de le cacher, nourrie de ce que j'ai vécu enfant à l'école (comment envisager envoyer mes enfants en un lieu qui avait autant contribué à me détruire, à me masquer à moi-même ?), les enfants sont d'accord et mon mari a suivi, comme pour d'autres choses, lancées par moi, discutées et adoptées parce qu'à l'examen c'est ce qui fait sens pour nous en tant que famille.
 
Nous voilà sur la route de la non scolarisation, officiellement pour la seconde fois cette année et rien n'a changé sinon deux courriers de déclaration faits l'an dernier et deux cette année, deux contrôles passés l'an dernier (assistante sociale et conseillère pédagogique) et un en vue cette année... 
Pour le reste, nous avons simplement toujours autant de plaisir à vivre et apprendre tous ensemble, oui, même si parfois c'est difficile.

 
N.B. :
Cette participation est une compil' de diverses choses écrites ici ou ailleurs (notamment dans le Bulletin de LED'A paru au printemps 2005).
Par Phoebe @ 17h11 - Publié dans : FSE
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